Amit Segal apres le discours de Herzog :  » Si j’Ă©tais l’adversaire de Levin, voici ce que je ferais »

Le commentateur politique de News 12, Amit Segal, explique comment il pense que Yariv Levin devrait répondre au discours du président Yitzhak Herzog appelant à un compromis dans la réforme juridique.

Herzog appelle Ă  un compromis : « Nous sommes au bord de l’effondrement social »

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Segal a Ă©crit sur son compte Twitter : « Si je suis un opposant Ă  Levin, j’annonce ce soir : je salue les propos importants du prĂ©sident, et j’accepterai de reporter le vote sous rĂ©serve de l’accord de l’opposition et du prĂ©sident de la Cour suprĂŞme. Aux principes qui comprennent la rĂ©duction de la raison du caractère raisonnable, l’annulation du droit de veto des juges du comitĂ© et l’interdiction de l’invalidation des lois fondamentales ».

Segal a Ă©galement Ă©crit que « et si je cache Hayut et l’opposition, j’accepterais ces principes ».

Comme mentionnĂ©, dans le contexte de l’avancement de la lĂ©gislation sur la rĂ©forme juridique et en prĂ©vision de la grande manifestation prĂ©vue aujourd’hui devant la Knesset, le prĂ©sident Yitzhak Herzog a prononcĂ© un discours spĂ©cial depuis la maison du prĂ©sident Ă  JĂ©rusalem.

« Citoyens d’IsraĂ«l, nous sommes au milieu de jours fatidiques. Pour notre peuple, pour notre pays. Les choses que je dis ici ce soir seront poignantes et pleines de douleur, et certaines d’entre elles ne seront pas acceptables d’un cĂ´tĂ© ou de l’autre . Ces dernières semaines, j’ai travaillĂ© de toutes mes forces pour parvenir Ă  de larges accords. Les deux parties doivent comprendre que si un seul parti gagne, et peu importe lequel – nous perdrons tous, l’État d’IsraĂ«l perdra.

« La rĂ©alitĂ© fragile et douloureuse d’IsraĂ«l m’a amenĂ© ces dernières semaines Ă  rĂ©conforter des familles qui ont perdu des ĂŞtres chers dans la vague de terrorisme criminel. Famille après famille, de la multitude de nuances de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, m’a regardĂ© avec des yeux larmoyants et m’a demandĂ© – s’il vous plait. Du fond de mon cĹ“ur et avec un cri : pas pour eux-mĂŞmes ni pour leur chagrin ils ont demandĂ©, mais de tout faire pour arrĂŞter la folie, la polĂ©mique qui nous menace tous. Ces chères familles, ont rejoint les voix de millions, de tous les cĂ´tĂ©s de la carte politique, qui ces dernières semaines ne demandent qu’une chose – ne pas plonger dans l’abĂ®me ; arrĂŞter le feu explosif de la polarisation, avant qu’il ne nous dĂ©vore. Nous ne sommes plus depuis longtemps dans un dĂ©bat politique, mais au bord de l’effondrement constitutionnel et social. »

« Il y a un certain nombre d’hypothèses de base qu’il est important de prendre en compte, par rapport Ă  la rĂ©forme qui est Ă  l’ordre du jour. La chambre Ă©lue du peuple est la Knesset. MĂŞme dans le cadre des relations Ă©quilibrĂ©es et souhaitables entre les autoritĂ©s – c’est la chambre du souverain. Le gouvernement Ă©lu par la Knesset a le droit de mettre en Ĺ“uvre des politiques. La relation entre les autoritĂ©s gouvernantes est basĂ©e sur des Ă©quilibres et des freins, sans lesquels « l’homme a dĂ©vorĂ© son semblable, la vie l’a dĂ©voré », mais les changements peuvent ĂŞtre complètement ligne d’action lĂ©gitime. La rĂ©forme est aussi une base pour un changement bienvenu, pour la croissance. Pour l’adaptation Ă  la rĂ©alitĂ©. Aucune autoritĂ© ne doit ĂŞtre fixe. Le pouvoir judiciaire doit ĂŞtre le foyer de la diversitĂ© des opinions dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne. Le fait qu’il n’y a pas assez de diversitĂ©, par exemple il n’y a pas de juges d’origine mizrahi Ă  la Cour suprĂŞme, me dĂ©range beaucoup. »

« La rĂ©forme proposĂ©e n’est pas sortie de nulle part. Elle est le produit d’un camp qui a le sentiment qu’un dĂ©sĂ©quilibre s’est dĂ©veloppĂ© entre les autoritĂ©s et que des frontières ont Ă©tĂ© franchies en la matière au fil des ans. Et rien de moins que cela – c’est le produit d’une douleur et d’une frustration profondes, qui ont abouti au dĂ©sengagement du Goush Katif et de la Samarie du Nord. Cette douleur des frères et sĹ“urs est rĂ©elle, la rejeter et l’ignorer est une grave erreur. Et d’un autre cĂ´tĂ©, je voudrais souligner: la responsabilitĂ© d’Ă©couter, de ressentir les douleurs – de toutes les couches de la population, et certainement lorsqu’elles s’expriment par des angoisses et des prĂ©occupations profondes – incombe d’abord et avant tout Ă  ceux qui dĂ©tiennent les institutions gouvernantes en ce moment. Je crois que la totalitĂ© des Ă©lĂ©ments de la rĂ©forme dans sa forme actuelle soulèvent de profondes inquiĂ©tudes quant Ă  leur impact nĂ©gatif potentiel sur les fondements dĂ©mocratiques de l’État d’IsraĂ«l. »

« Cette douleur est réelle »

 

Le président a nommé cinq principes de compromis :

1. La loi fondamentale de la législation qui régira les lois ordinaires et les lois fondamentales et les relations entre les autorités.

2. La surcharge du système judiciaire – le gouvernement israĂ©lien, en coordination avec le prĂ©sident de la Cour suprĂŞme, doit crĂ©er une rĂ©forme qui traitera de cette question.

3. Confiance dans le système judiciaire – le gouvernement approuvera un programme qui aidera le système judiciaire Ă  surmonter la torture de la loi.

4. Propose de modifier la composition du comitĂ© de sĂ©lection des juges qui permettra un Ă©quilibre entre les diffĂ©rentes autoritĂ©s en faveur de l’une ou l’autre des parties.

5. Propose de limiter la raison du caractère raisonnable – de maintenir la situation existante selon laquelle seul un caractère extrĂŞmement dĂ©raisonnable sera considĂ©rĂ© comme dĂ©raisonnable.

« J’en appelle au prĂ©sident de la commission de la Constitution, des lois et de la justice de la Knesset et Ă  la coalition, avec une demande de ne pas porter la loi en première lecture – dans un contexte de querelles, de polarisation, de conflits et de controverses qui ne sont pas pour le ciel et de considĂ©rer les principes que j’ai proposĂ©s ici aujourd’hui comme base de discussions ultĂ©rieures au sein de la commission – Ă  la fois de coalition et d’opposition. MĂŞme avant la première lecture. Le plus grand dĂ©fi de tous est de maintenir le peuple d’IsraĂ«l comme un seul peuple. Comme mentionnĂ©, Je m’y engage pleinement, et si nĂ©cessaire – je peux mĂŞme demander Ă  comparaĂ®tre devant la commission de manière inĂ©dite et exceptionnelle, afin de prĂ©senter en profondeur les principes proposĂ©s. »

Pour que le monde entier – nos partisans comme nos ennemis – voit que le diffĂ©rend israĂ©lien est la base d’un accord et d’une unitĂ© nationale, d’une cohĂ©sion solide qui affrontera n’importe quel dĂ©fi. Pour les valeurs de la DĂ©claration d’IndĂ©pendance – qui sont le socle de notre existence. Pour l’Etat juif et dĂ©mocratique d’IsraĂ«l. Pour l’Etat juif et dĂ©mocratique d’IsraĂ«l. Et pour nous. »

L’opposition rĂ©pondra par une dĂ©claration commune

Avant mĂŞme la dĂ©claration du prĂ©sident, les dirigeants des partis d’opposition ont annoncĂ© qu’ils tiendront une dĂ©claration commune Ă  la Knesset Ă  13h30, avant le dĂ©but des votes de la Knesset sur les lois de rĂ©forme du système judiciaire. Dans l’annonce des dirigeants des partis politiques, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© que « c’est un moment d’urgence, l’Etat d’IsraĂ«l ne peut pas ĂŞtre dĂ©truit ».

Yair Lapid : « Pour moi, ils ne font pas partie de l’opposition »

Selon l’annonce conjointe, la dĂ©claration sera suivie par : le chef de l’opposition Yair Lapid, le prĂ©sident du camp d’État Benny Gantz, le prĂ©sident d’IsraĂ«l Beitenu Avigdor Lieberman et le prĂ©sident du Parti travailliste Merav Michaeli. Cependant, les partis arabes – Ra’am et Hadash Ta’al – ne participeront pas Ă  la dĂ©claration, mĂŞme s’ils font Ă©galement partie des rangs de l’opposition.