L’ancien chef du Shin Bet, Nadav Argaman, a accordĂ© une interview Ă la radio Galei Tsahal Ă Ilane Dayan et a dĂ©clarĂ© que si la loi « ilat ha-swirut » est adoptĂ©e, « ce sera un pays diffĂ©rent » et l’armĂ©e « n’est pas obligĂ©e d’honorer le contrat qu’ils ont signé ».
« Il y a une autre rĂ©alitĂ© ici, diffĂ©rente du dĂ©sengagement ou autre chose. Nous parlons d’un changement de rĂ©gime dans l’État d’IsraĂ«l, donc la suspension du service volontaire dont nous parlons est en cours. Selon Argaman, il « s’attend Ă ce que le chef du Shin Bet et le chef d’Ă©tat-major tiennent tĂŞte Ă Netanyahu et lui disent : « Ça suffit ».
« Nous avons tous servi sous diffĂ©rents gouvernements, et nous avons reçu des ordres diffĂ©rents, nous croyions en certains plus et d’autres moins, peu importe, tout est diffĂ©rent maintenant », a dĂ©clarĂ© Argaman. « Toute loi sans large consensus conduira l’État d’IsraĂ«l au chaos. Nous sommes au bord de la guerre civile. »
Il a dĂ©clarĂ© qu’il peut dire avec confiance qu’il y a des employĂ©s du Shin Bet qui commencent Ă douter de la poursuite de leur chemin dans l’organisation : « Je suis convaincu que si la loi est votĂ©e, il y aura ceux qui diront « nous ne participons pas », et nous verrons l’effondrement. Le chef du Shin Bet devra dĂ©cider s’il veut servir dans une telle situation.
En outre, il a dĂ©signĂ© le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme responsable de l’atteinte possible Ă la compĂ©tence de Tsahal.
Nadav Argaman a été personnellement nommé à la tête du Shin Bet par Netanyahu en 2016. A quitté le poste en 2021.




