La « Watermelon Woman » contribue à promouvoir une collecte de fonds pour Gaza aux liens présumés avec le terrorisme

GnasherJew, un collectif juif qui utilise le renseignement en sources ouvertes pour exposer l’extrémisme, le négationnisme et l’antisémitisme, a révélé que la London Humanitarian Bank for Gaza avait été fondée par une personne liée à des terroristes.

Cette « banque humanitaire » londonienne pour Gaza a été créée à l’initiative de Yusuf Husam Al-Dremali et organisée par Roja Kerr, une militante basée à Londres qui se fait appeler « Watermelon Woman » sur son compte Instagram, et Anika Zahir, une activiste pro-Hamas. Des images circulant en ligne montrent Kerr dans un costume de pastèque, dansant sur de la musique arabe.

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Un mort du 7 octobre et un commandant de l’unité Sahm dans la famille

D’après l’enquête de GnasherJew, un proche du fondateur, Saber Faraj Al-Dremali, a participé à l’attaque du 7 octobre et est mort des blessures reçues pendant les combats. Le rapport le décrit comme un membre du conseil de la famille Al-Dremali et un militant du Hamas. Un autre proche, Ahmed Ziyad Youssef Al-Dremali, est commandant de l’unité Sahm (« la Flèche ») du Hamas dans la ville de Gaza, une unité de police en civil connue pour recourir à la torture afin d’étouffer toute contestation contre le mouvement terroriste. Toujours selon GnasherJew, la London Humanitarian Bank for Gaza « promeut activement et collecte des fonds pour ses efforts de financement ».

« Un examen de la London Humanitarian Bank for Gaza, un petit groupe non enregistré, ainsi que de l’activité en ligne de Roja Kerr, montre qu’ils promeuvent activement la campagne de dons personnelle de Yusuf et collectent des fonds en son nom. De plus, ce groupe prétendument « humanitaire » suit sur Instagram un compte antisémite basé en Iran, ainsi qu’un autre compte qui affiche Hitler en photo de profil », écrit GnasherJew.

Un appel à la police de Londres

Le collectif demande à la Metropolitan Police d’ouvrir une enquête. « Comme nous l’avons déjà dit, nous pensons que de nombreux individus liés au terrorisme à Gaza, comme la famille Al-Dremali dans ce cas, exploitent les services de financement participatif pour collecter des fonds à des fins illicites et nuisibles. L’absence apparente de procédures de vérification sur des plateformes en ligne comme GoFundMe et Chuffed appelle une enquête approfondie sur le détournement potentiel de leurs services. Nous demandons également à la Metropolitan Police d’enquêter sur Roja Kerr et Anika Zahir pour des infractions terroristes présumées », indique le groupe sur son site.

GnasherJew rappelle avoir déjà documenté le cas d’une autre famille gazaouie liée au terrorisme qui utilisait les réseaux sociaux et les plateformes de dons pour lever des fonds, et avoir averti que de nombreuses campagnes similaires, sans aucune supervision, risquaient de voir l’argent des donateurs finir entre les mains de groupes terroristes. Le cas Al-Dremali, écrit le collectif, en est une illustration concrète : un fondateur présenté comme une « victime innocente », une vitrine caritative à Londres, deux militantes pour faire la promotion, et une famille dont les liens avec la branche armée et l’appareil répressif du Hamas sont documentés.

L’affaire pose une question que les autorités britanniques ne pourront pas éluder indéfiniment : dans un pays où le Hamas est intégralement classé organisation terroriste depuis 2021, qui contrôle la destination finale des milliers de livres récoltées au nom de Gaza par des groupes informels, sans statut, sans comptes publiés, et dont les organisatrices affichent ouvertement leur soutien au mouvement islamiste ?

Sur les façades caritatives du Hamas, relisez notre enquête sur « Save Gaza » et la « Charity Coalition » : https://infos-israel.news/long-palestinienne-save-gaza-charity-coalition-front-terroriste-hamas/ ainsi que notre analyse de la mouvance pro-palestinienne en Europe : https://infos-israel.news/quand-les-supporters-nord-irlandais-defient-les-militants-pro-palestiniens-une-scene-qui-en-dit-long-sur-loccident/