Ces dernières semaines, beaucoup de choses ont Ă©tĂ© Ă©crites et dites en IsraĂ«l sur l’impact de la rĂ©duction des escadrons d’hĂ©licoptères de Tsahal et sur la catastrophe du 7 octobre. Il n’y avait pas d’hĂ©licoptères de combat dans les bases aĂ©riennes du sud qui pourraient changer la situation dans le NĂ©guev occidental en quelques minutes. Il a fallu attendre plusieurs hĂ©licoptères Apache envoyĂ©s vers le sud depuis la base de Ramat David, dans la vallĂ©e de Jezreel.
Cependant, comme l’Ă©crit le cĂ©lèbre journaliste Ben Caspit dans Wallanews , le problème de l’armĂ©e de l’air s’est avĂ©rĂ© bien plus profond que le dĂ©ploiement et le nombre d’hĂ©licoptères. L’armĂ©e de l’air la mieux entraĂ®nĂ©e et superbement Ă©quipĂ©e de Tsahal n’était absolument pas prĂ©parĂ©e Ă ce qui s’est passĂ© le 7 octobre. Ils n’étaient tout simplement pas lĂ ce jour fatidique.
Kaspit Ă©crit que deux combattants de Tsahal sont apparus au-dessus de la bande de Gaza et du NĂ©guev occidental Ă six heures et demie du matin, mais ils ont survolĂ© les lieux des Ă©vĂ©nements sanglants et sont retournĂ©s Ă la base sans comprendre ce qui se passait ni ce qu’ils devaient faire dans cette situation. « Personne dans la chaĂ®ne de commandement de Tsahal n’a demandĂ© l’aide de l’armĂ©e de l’air, personne n’a contactĂ© le commandement de l’armĂ©e de l’air, ne leur a donnĂ© d’instructions, ne les a pas dirigĂ©s vers le bon endroit », Ă©crit l’auteur.
Il s’est avĂ©rĂ© que l’armĂ©e de l’air n’avait pas de plan spĂ©cial en cas d’invasion de milliers de terroristes sur le territoire israĂ©lien. L’ArmĂ©e de l’Air est prĂŞte Ă mener des actions indĂ©pendantes pour protĂ©ger l’espace aĂ©rien, dĂ©truire les avions et les missiles ennemis et lancer des frappes sur le territoire ennemi. C’est comme une horloge. Mais l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne n’est pas formĂ©e pour agir dans une situation de chaos sur la ligne de front – l’infanterie peut bien le faire, mais pas les « avions ». Ni le commandant ni aucun autre reprĂ©sentant de l’armĂ©e de l’air n’Ă©tait prĂ©sent Ă la première rĂ©union des dirigeants militaires et politiques après l’attaque.
Et il ne fait aucun doute, ajoutons-le, que le chef d’Ă©tat-major en est responsable, quel que soit le genre de chouchou des rĂ©seaux sociaux de l’opposition qu’il soit devenu après les fuites dans la presse sur son affrontement avec Miri Regev et Smotrich.
Ben Caspit note Ă juste titre que l’armĂ©e de l’air peut fournir une assistance aux troupes au sol, mais qu’elles doivent y ĂŞtre impliquĂ©es par le bas, en leur donnant des instructions et en leur indiquant des objectifs. Tout cela ne s’est pas produit le 7 octobre : dans le chaos de la matinĂ©e de ce jour-lĂ , personne n’y a mĂŞme pensĂ©. L’Ă©tat-major n’a pas pu Ă©valuer la situation, les commandants, se reposant pendant les vacances, se sont seulement rendus dans leurs bases.
Dans cette situation, estime Caspit, le commandement de l’Air Force aurait dĂ» prendre l’initiative. Selon lui, mĂŞme quelques bombes lourdes larguĂ©es dans la zone de la barrière de sĂ©curitĂ© suffiraient Ă effrayer la deuxième vague de terroristes et certainement les foules de voleurs et de violeurs civils qui se sont prĂ©cipitĂ©s Ă travers les trous de la barrière. Oui, mĂŞme des vols Ă basse altitude avec un bang sonique au-dessus de la barrière et du NĂ©guev occidental suffiraient Ă semer la peur parmi la horde qui a attaquĂ© IsraĂ«l. Mais personne dans l’Air Force n’a pris l’initiative, n’est allĂ© au-delĂ du schĂ©ma mĂ©morisĂ© – ils ont attendu des ordres qui n’arrivaient pas. Et Ă ce moment-lĂ , les kibboutzniks cachĂ©s dans les « mamads » rĂ©pĂ©taient tranquillement « OĂą est l’armĂ©e de l’air ?





