Argamani, 26 ans, est retenue en otage Ă Gaza depuis qu’elle a Ă©tĂ© kidnappĂ©e avec son petit ami Avinatan Or lors du festival Supernova dans le dĂ©sert du NĂ©guev en IsraĂ«l, le matin du 7 octobre.
Elle est devenue l’un des visages de la crise des otages lorsque des images de son enlèvement par deux hommes à moto ont été publiées sur Internet. Dans les images, Argamani, désemparé, crie : « Ne me tuez pas !
Yaffe Ohad, la tante d’Argamani, dit qu’elle craint que le temps ne soit comptĂ© pour sa nièce et sa belle-sĹ“ur.
« La maladie est très grave et progresse Ă un rythme rapide. J’espère vraiment qu’elle n’aura pas le temps de voir Noa », a dĂ©clarĂ© Ohad Ă propos de sa belle-sĹ“ur Liora, les larmes aux yeux.
« Je la surveille depuis quatre mois et je sais que son Ă©tat Ă©motionnel affecte grandement son Ă©tat physique. Et je suis très inquiet pour sa vie. Plus Noa ne revient pas, cela l’affecte au pire. » « .
IsraĂ«l s’est engagĂ© Ă anĂ©antir le Hamas Ă Gaza après que ses combattants se sont dĂ©chaĂ®nĂ©s dans les villes israĂ©liennes, tuant 1 200 personnes et ramenant plus de 250 otages dans l’enclave palestinienne.
 Liora veut pouvoir lui dire un dernier au revoir
La maladie avancĂ©e de Liora Argamani et son appel au prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden en dĂ©cembre pour l’aider Ă serrer une dernière fois Noa, son unique enfant, ont Ă©mu l’opinion publique israĂ©lienne.
« Liora attend, espĂ©rant qu’elle pourra la voir, ĂŞtre avec elle ne serait-ce qu’une heure. Pour la serrer dans ses bras et ensuite lui dire au revoir », a dĂ©clarĂ© Ohad.
La tante d’Argamani et les familles des autres otages Ă©taient Ă Genève mardi pour rencontrer des responsables des Nations Unies, ainsi que la chef du ComitĂ© international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric.
Certains ont accusé les organisations internationales et le gouvernement israélien de ne pas faire assez pour que les otages reviennent.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dĂ©clarĂ© la semaine dernière aux familles des otages qu’un « rĂ©el effort » Ă©tait fait pour leur retour, mais qu’il Ă©tait trop tĂ´t pour dire comment une telle dĂ©marche se dĂ©roulerait.
« Nous devons vivre en paix et parvenir à un accord pour continuer à vivre (en paix) », a déclaré Ohad. « Parce que les guerres ont toujours engendré souffrance et chagrin. »






