Un responsable du ministère des Finances, qui s’est entretenu anonymement avec le rĂ©seau saoudien, a dĂ©clarĂ© que Baker avait informĂ© les responsables libanais de « prĂ©occupations spĂ©cifiques » concernant « le transfert de fonds du Hamas via le Liban et de fonds du Hezbollah de l’Iran vers le Liban, puis vers d’autres rĂ©gions » et les a exhortĂ©s Ă prendre des « mesures prĂ©ventives ». Selon lui, « ces groupes ont besoin de fonds pour payer leurs salaires et mener des opĂ©rations militaires, sinon ils ne pourront pas atteindre leurs objectifs ».
Il a Ă©galement affirmĂ© que « le respect par le Liban des normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est un pilier nĂ©cessaire pour attirer les investissements des États-Unis et d’autres parties du monde ». Selon lui, Baker a demandĂ© au Liban de prendre des mesures strictes contre un segment important de sociĂ©tĂ©s et d’Ă©changes de services financiers illĂ©gaux qui ont prospĂ©rĂ© pendant quatre annĂ©es de crise Ă©conomique lors de l’effondrement du système bancaire officiel du pays.Â
Ces sociĂ©tĂ©s apportent des solutions aux personnes et aux groupes qui sont sous embargo sur le système financier formel en raison des sanctions amĂ©ricaines. Walid al-Khilani, porte-parole du Hamas au Liban, a dĂ©clarĂ© qu’il « n’avait aucune information » Ă ce sujet. Halim Barti, porte-parole de la Banque centrale du Liban, a confirmĂ© ces rencontres et les a qualifiĂ©es de « très positives ».Â
Barti a également déclaré que la Banque centrale du Liban fait son devoir de réglementer les sociétés de services financiers agréées, mais que celles qui opèrent sans licence « ne relèvent pas de notre juridiction » et devraient être traitées par les autorités judiciaires compétentes.




