« Le pire parlement depuis la Seconde Guerre mondiale » : quel impact les élections auront-elles sur les Juifs français ?

Head of La France Insoumise (LFI) left-wing party Jean-Luc Melenchon (C) takes part in a march near the Gare du Nord, in Paris, on November 10, 2019, to protest against Islamophobia, at the call of several anti-racist activists and collectives. (Photo by Michel Stoupak/NurPhoto) (Photo credit should read "Michel Stoupak/NurPhoto via AFP" - filename: 075_stoupak-headofla191110_nppxF)

La communautĂ© juive de France, considĂ©rĂ©e comme la deuxième au monde, ouvre ces jours-ci la bouche et les yeux Ă  la vue des rĂ©sultats des Ă©lections lĂ©gislatives. Après deux tours d’Ă©lections, les citoyens français ont dĂ©cidĂ© de donner la première place au Parti de la Gauche Unie (principalement uni au parti d’extrĂŞme gauche). Les libĂ©raux français avaient probablement peur de l’extrĂŞme droite, c’est pourquoi ils se sont fortement opposĂ©s au second tour. Au lieu d’accepter Marine Le Pen et le parti de droite, ils ont « gagnĂ© » le parti d’extrĂŞme gauche, un groupe d’antisĂ©mites, anti-israĂ©liens qui, depuis le 7 octobre, soutiennent ouvertement le Hamas. Les consĂ©quences : environ un demi-million de Juifs craignent plus que jamais pour leur avenir et leur existence dans le pays.

La crainte qu’un parti d’extrĂŞme droite empĂŞche les Juifs de pratiquer librement leur religion a Ă©tĂ© remplacĂ©e par une peur existentielle bien plus grande : une extrĂŞme gauche dirigĂ©e par environ 10 millions de musulmans, dont certains sont extrĂŞmement extrĂ©mistes. Lors des rĂ©centes manifestations de soutien aux partis de gauche, les drapeaux français ont Ă©tĂ© publiquement et discrètement remplacĂ©s par les drapeaux du Hamas et du Jihad, et il semble que cela peut tout dire. Le 7 juillet, exactement 9 mois après le maudit 7 octobre, les citoyens français ont prĂ©sentĂ© au monde la situation la plus extrĂŞme depuis le gouvernement de Vichy, qui a collaborĂ© avec l’Allemagne nazie et ses collaborateurs.

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Il ne fait aucun doute qu’Emmanuel Macron est le principal coupable. Afin de survivre en tant que prĂ©sident, il a empĂŞchĂ© l’extrĂŞme droite de gouverner après la victoire du parti de Marine Le Pen en France aux Ă©lections europĂ©ennes il y a environ un mois. Pour ceux qui ne le connaissent pas, les Ă©lections lĂ©gislatives en France rappellent le système des Ă©lections municipales en IsraĂ«l. Il s’agit d’une Ă©lection Ă  deux tours. Au premier tour, le candidat vainqueur doit ĂŞtre en tĂŞte avec au moins 50 % des voix. Si la situation n’est pas la mĂŞme, les premières places seront attribuĂ©es Ă  un nouveau tour d’élections. Les Ă©lections lĂ©gislatives en cours permettent Ă  chaque rĂ©gion d’Ă©lire un dĂ©putĂ© qui n’a pas nĂ©cessairement obtenu la majoritĂ© au premier tour, mais qui l’a reçu au second tour après avoir reçu les voix de petits partis qui ne sont pas passĂ©s du premier tour au deuxième. Ainsi Macron a empĂŞchĂ© l’extrĂŞme droite de gouverner grâce Ă  une alliance qu’il a conclue avec l’extrĂŞme gauche.

Ainsi s’est créée une situation dans laquelle le prochain gouvernement français sera dirigĂ© par l’extrĂŞme gauche, et sera nĂ©cessairement anti-israĂ©lien et soutiendra le Hamas, afin de plaire aux millions d’électeurs musulmans. Le prochain gouvernement français ne viendra pas protĂ©ger les Juifs français lorsqu’ils seront attaquĂ©s dans les banlieues de Paris et de Marseille, afin de ne pas provoquer d’Ă©meutes chez les jeunes musulmans.

Ă€ des cas comme le meurtre de Sarah Halimi ZAL, qui a Ă©tĂ© assassinĂ©e pour des motifs antisĂ©mites, puis le tribunal français a dĂ©cidĂ© de ne pas poursuivre son assassin, une affaire qui a prouvĂ© que l’establishment français tourne le dos Ă  la communautĂ© juive et la laisse sans dĂ©fense , d’autres cas s’ajouteront. DĂ©jĂ  aujourd’hui, de nombreux Juifs de France cachent des caractères juifs, et environ 80 % d’entre eux Ă©vitent dĂ©jĂ  de signaler les incidents violents Ă  la police par crainte de reprĂ©sailles de la part des agresseurs musulmans. Demain, ce sera pire, et les Juifs de France le savent. Ainsi, la seule voie qui leur reste est celle d’IsraĂ«l.

Depuis la guerre, le dĂ©sir des Juifs français d’immigrer en IsraĂ«l a augmentĂ© de plusieurs centaines de pour cent. Les incidents de violence, de terrorisme et d’antisĂ©mitisme contre les Juifs, qui Ă©taient nombreux avant la guerre, se sont considĂ©rablement intensifiĂ©s depuis la guerre des « ÉpĂ©es de fer ». Il semble que les rĂ©sultats des Ă©lections leur donnent un « esprit de soutien » supplĂ©mentaire, tout en rejoignant l’ensemble des considĂ©rations qui peuvent encourager l’immigration vers IsraĂ«l. De nombreux Juifs qui le souhaitaient mais se demandaient s’ils devaient immigrer en IsraĂ«l ou quand, sont maintenant très proches de la dĂ©cision de faire le pas courageux d’immigrer en IsraĂ«l.

Cela pourrait être une occasion unique d’intensifier la tendance à l’Aliya de la France vers Israël, de faire franchir à de nombreux immigrants la prochaine étape qui fera du rêve de l’Aliya une réalité. Mais pour que cela se produise, l’État d’Israël doit créer, diriger et mettre en œuvre aujourd’hui un plan d’action dédié à l’élévation et à l’intégration des Juifs français. Ne pas le faire ne serait rien de moins que les abandonner. Décideurs de l’État d’Israël, il est temps d’agir. Autrement, nous manquerons une opportunité historique – jusqu’à ce que la situation dégénère et qu’il ne soit plus possible de les aider.

Ariel Kendal est le PDG de l’association « Kalita » (l’organisation faĂ®tière des immigrĂ©s français en IsraĂ«l)

(Source : Texte en hebreu sur Israel Hayom et traduit sur Infos Israel News)

1 COMMENTAIRE

  1. […] La communautĂ© juive de France, considĂ©rĂ©e comme la deuxième au monde, ouvre ces jours-ci la bouche et les yeux Ă  la vue des rĂ©sultats des Ă©lections lĂ©gislatives. Après deux tours d’élections, les citoyens français ont dĂ©cidĂ© de donner la première place au Parti de la Gauche Unie (principalement uni au parti d’extrĂŞme gauche). Les libĂ©raux français avaient probablement peur de l’extrĂŞme droite, c’est pourquoi ils se sont fortement opposĂ©s au second tour. Au lieu d’accepter Marine Le Pen et le parti de droite, ils ont « gagnĂ© » le parti d’extrĂŞme gauche, un groupe d’antisĂ©mites, anti-israĂ©liens qui, depuis le 7 octobre, soutiennent ouvertement le Hamas. Les consĂ©quences : environ un demi-million de Juifs craignent plus que jamais pour leur avenir et leur existence dans le pays. ….SOURCE […]