Manuel scolaire polémique en France : le 7 octobre présenté comme la mort de « plus de 1 200 colons juifs »

Un manuel scolaire diffusé en France a déclenché une vive controverse après avoir qualifié les victimes du massacre du 7 octobre de « plus de 1 200 colons juifs ». Cette formulation, jugée trompeuse et idéologiquement orientée, a provoqué une réaction immédiate d’organisations de lutte contre l’antisémitisme ainsi que du président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé une falsification inacceptable des faits.

L’ouvrage en question, intitulé Objectif Bac, est édité par Hachette Education. Il s’adresse aux élèves en dernière année de lycée et couvre des matières telles que l’histoire, la géographie, la géopolitique et les sciences politiques. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un manuel officiellement validé par le ministère de l’Éducation nationale, il est largement accessible au public et utilisé comme support de révision en vue de l’entrée dans l’enseignement supérieur.

Dans un passage consacré au conflit israélo-palestinien, le livre affirme que les attaques du 7 octobre ont entraîné la mort de « plus de 1 200 colons juifs ». Selon plusieurs observateurs, cette terminologie assimile indistinctement les victimes civiles israéliennes — dont beaucoup vivaient à l’intérieur des frontières internationalement reconnues d’Israël — à des « colons », un terme politiquement chargé qui ne correspond pas à la réalité des faits.

La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) a vivement protesté contre ce qu’elle qualifie de manipulation sémantique. L’organisation estime que ce choix de mots contribue à relativiser un acte de terrorisme majeur perpétré par le Hamas et à diffuser une lecture idéologique du conflit. Selon la LICRA, une telle présentation est particulièrement préoccupante dès lors qu’elle s’adresse à des lycéens, à un âge où la formation de l’esprit critique est déterminante.

L’association a appelé les autorités éducatives françaises à renforcer leur vigilance quant aux contenus pédagogiques liés au Moyen-Orient et à s’assurer qu’aucune déformation des faits historiques ou contemporains ne soit transmise aux élèves. Elle avertit que ce type de glissement lexical peut nourrir la banalisation de la violence terroriste et alimenter des formes renouvelées d’antisémitisme.

Face à l’ampleur de la polémique, le président Emmanuel Macron est intervenu publiquement. Dans une déclaration officielle, il a affirmé que « des supports pédagogiques destinés aux élèves qui falsifient les faits sont inacceptables », ajoutant que « tout relativisme concernant le terrorisme et l’antisémitisme du Hamas le 7 octobre est incompatible avec les valeurs de la République ». Il a précisé avoir demandé au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour examiner le contenu incriminé et prévenir de tels dérapages à l’avenir.

Cette affaire relance en France un débat sensible sur la neutralité de l’enseignement, la responsabilité des éditeurs scolaires et la manière dont les conflits internationaux, en particulier le conflit israélo-palestinien, sont présentés aux jeunes générations. Pour de nombreux acteurs, l’enjeu dépasse un simple manuel : il touche à la lutte contre la désinformation, le révisionnisme et la banalisation de la haine dans l’espace éducatif.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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