Ca y est, le calme semble revenu en Iran et les mollahs, s’ils ont été dérangés, viennent pour la huitième fois depuis 1979, de s’en être encore tirés. Le bilan des estimations officielles et non officielles du nombre de personnes tuées dans le cadre de la répression des manifestations qui se sont déroulées de la fin décembre à la mi janvier, s’établit entre 12 000 et 20 000 selon des médias et des groupes d’activistes ; 16 500 selon certains médecins à l’intérieur de l’Iran ; 3 308 selon l’agence de défense des droits humains HRANA ; 5 000 selon un responsable iranien dont 500 membres des forces de sécurité. Or, ce qui me préoccupe profondément, et depuis des années, pas uniquement depuis ces événements récents ! c’est que mon pays, la France est à l’origine de la satanocratie des mollahs et plus exactement son président Valéry GISCARD D’ESTAING ! Pierre Vermeren, historien et professeur d’histoire du Maghreb et du Moyen-Orient a vraiment eu raison de dire : « La France a une dette envers les Iraniens ».
Tout le monde se souvient que Giscard a accordé l’asile en octobre 1978 à Khomeini. Certes, il n’avait pas de base légale pour refuser. Mais je lui reproche sa coupable naïveté et sa coupable ignorance de l’idéologie totalitaire qui caractérise l’islam. Il savait parfaitement que Khomeini était en France pour organiser en Iran un changement de régime d’autant plus qu’il savait également que le régime du Shah allait s’effondrer. D’ailleurs, et avec une hypocrisie inouïe, renversante et malhonnête, il déclare au cours d’une conférence de presse à l’Elysée le 21 novembre 1978 : « Il lui a été indiqué (à Khomeini) que le sol de la France n’était pas un territoire d’où pouvaient être lancés des appels à des actions de violence ». Dans ce cas, pourquoi l’a t-il laissé faire ? Et pourquoi ensuite, l’a t-il laissé revenir en Iran dans un avion d’Air France ? En fait, il était convaincu que le fait d’avoir assuré l’hospitalité à ce gourou de Satan, permettrait à la France d’être bien placée pour bénéficier de faveurs économiques. Ah ! le business ! Ah ! l’argent ! Le fait qu’il déclare, toujours avec la même hypocrisie et la même fourberie, dans une interview à la télévision allemande le 2 octobre 1979 : « Nous ne l’avons pas du tout accueilli par calcul concernant notre approvisionnement en pétrole … » est franchement un aveu, sinon, pourquoi se serait-il senti obligé de préciser cette noble et belle vérité ?
Mona Jafarian, essayeuse et co-fondatrice de l’association Femme Azadi dans une tribune pour Epoch Times France déclare : « En France, la gauche française a choisi Khomeini ». On se souvient en effet que l’ayatollah a été visité par Jean-Paul Sartre et par Michel Foucault qui, la main sur le coeur, se croira obligé de préciser : « Ce que les Iraniens appellent un gouvernement islamique, je ne crois pas qu’il faille y voir une tyrannie ». Il y a tout lieu de croire que notre illuminé de Mélenchon et sa clique ne diraient pas le contraire aujourd’hui.
Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Giscard a fait de la gauche sans le savoir. Et d’ailleurs, le régime français, tout le régime français de l’époque et encore en grande partie aujourd’hui ! a fait de la gauche sans le savoir … à croire qu’un pouvoir polissé pouvait naître de l’islam. La « démocratie » française a commis une faute d’incompréhension phénoménale du réel islamique. Et puis, il ne faudrait surtout pas oublier dans cette histoire, ce satané complexe de supériorité inconscient qui caractérise d’une manière générale les démocraties libérales qui ont cru que Khomeini était un gentil petit bonhomme achaïque et donc inoffensif ; ce satané complexe de supériorité consistant à juger de haut le religieux comme force politique possible, à privilégier l’économique sur toute autre réalité, à considérer que la religion est une chimère du passé qui finit toujours par disparaître sous les coups de la modernité. Enfin, ô paradoxe ! Il y a surtout la peur desdites démocraties, cette peur qui se cache derrière l’apologie du droit, ce grand rideau des lâches incapable de regarder droit dans les yeux la satanocratie des mollahs et qui n’osent pas, petites filles affolées, accourir au secour de leurs frères iraniens, frères parce que désirant au plus profond de leurs esprits et de leurs âmes, appartenir justement à ce qui devrait être la plus immense et la plus belle des confréries au monde : LA DEMOCRATIE … enfin, la vraie, celle des peuples, pas celle des fourbes qui la confisquent ! Quant à Giscard, dans sa culpabilité crasse, il n’aura été qu’un petit jouet insignifiant dans cette dérive générale. Par contre, il aura sali la France. J’ose espérer qu’aujourd’hui, où qu’il soit et redescendant un instant sur terre pour s’adresser au peuple iranien, il prononce ces mots bien connus : « mea culpa, mea maxima culpa » même si bien sûr, cela ne changera rien à la situation …
Je suis goy. Vive Israël !
Philippe ARNON
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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