Selon plusieurs médias britanniques, le Premier ministre Keir Starmer aurait refusé la demande du président américain Donald Trump d’autoriser l’utilisation de bases militaires britanniques pour une éventuelle frappe contre l’Iran.
D’après le quotidien The Times, Londres aurait décliné l’usage de la base aérienne de RAF Fairford, en Angleterre, ainsi que celle de Diego Garcia, surnommée « l’île des bombardiers », située au cœur de l’océan Indien.
⚖️ Crainte d’une violation du droit international
La principale préoccupation du gouvernement britannique serait juridique.
Des responsables à Londres estiment qu’autoriser une frappe depuis un territoire sous souveraineté britannique pourrait constituer une violation du droit international. Celui-ci ne distingue pas entre l’État qui mène l’attaque et celui qui en facilite l’exécution, s’il est conscient des circonstances.
📍 Diego Garcia : un pivot stratégique
Diego Garcia est un territoire stratégique situé à environ 3 500 kilomètres de l’Iran. Depuis 1814, il relève de la souveraineté britannique, bien qu’un débat juridique international subsiste quant à son statut vis-à -vis de Maurice.
L’île abrite une base conjointe américano-britannique utilisée pour :
- le stationnement de bombardiers stratégiques B-2 et B-52
- le stockage logistique avancé
- la projection de puissance vers le Moyen-Orient et l’Asie
Avant les tensions précédentes avec l’Iran, Washington y avait déployé des bombardiers stratégiques à titre dissuasif, sans toutefois les engager.
🌍 Contexte politique sensible
Le président Trump a récemment critiqué la décision britannique d’appliquer un avis consultatif de la Cour internationale de justice concernant la souveraineté de l’archipel des Chagos.
Toutefois, l’accord conclu avec Maurice prévoit que le Royaume-Uni conserve la base en location pour 99 ans, avec possibilité de prolongation, ce qui garantit la continuité opérationnelle.
🔎 Implications stratégiques
Si ces informations se confirment, le refus britannique compliquerait la planification opérationnelle américaine, en limitant l’accès à des plateformes avancées cruciales pour des frappes longue distance.
La question demeure : Washington adaptera-t-il son dispositif, ou privilégiera-t-il une autre voie — diplomatique ou militaire — face à Téhéran ?
Dans un contexte de tensions croissantes, le positionnement de Londres pourrait jouer un rôle déterminant dans l’équilibre régional.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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