Un projet de déploiement d’une force de sécurité internationale dans la bande de Gaza circule actuellement dans les milieux diplomatiques et sécuritaires. Selon des informations rapportées par Mako, un général américain aurait présenté un plan prévoyant la mise en place d’un mécanisme multinational baptisé ISF (International Security Force), destiné à stabiliser la situation après plus de deux ans de guerre.
À ce stade, aucun mandat officiel du Conseil de sécurité des Nations unies n’a été confirmé, et les contours juridiques du dispositif restent flous.
Une division en cinq secteurs opérationnels
Selon le schéma évoqué, la bande de Gaza serait divisée en cinq secteurs, chacun placé sous la responsabilité d’un contingent issu d’un pays différent.
La répartition envisagée serait la suivante :
- Rafah (sud) : déploiement de forces indonésiennes
- Khan Younès : forces marocaines
- Centre de la bande : contingent albanais
- Ville de Gaza : forces kazakhes
- Nord de la bande : contingent kosovar
Indonésie en première ligne au sud
L’Indonésie aurait annoncé l’envoi d’environ 8 000 soldats pour le secteur de Rafah, avec un début de déploiement évoqué dans les prochaines semaines. Selon les informations publiées, ces forces pourraient également participer à des opérations de neutralisation de tunnels.
Les autres pays mentionnés n’ont pas encore précisé officiellement le calendrier exact de leur arrivée.
Mandat encore indéfini
Le projet serait mené sous impulsion américaine, en coordination avec plusieurs acteurs internationaux. Toutefois, plusieurs points essentiels restent sans réponse :
- Le mandat relèvera-t-il d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ?
- S’agira-t-il d’accords bilatéraux ou régionaux ?
- Quelle sera la durée du déploiement ?
- Quelles seront précisément les règles d’engagement ?
Des modèles similaires ont déjà existé, notamment au Liban avec la force United Nations Interim Force in Lebanon (FINUL), mais aucun cadre comparable n’a encore été officiellement validé pour Gaza.
Enjeux pour Israël
En Israël, les autorités sécuritaires suivraient de près ces développements. L’arrivée simultanée de plusieurs armées étrangères — dont certaines n’ont pas d’historique de coopération militaire approfondie avec Israël — soulève des défis de coordination.
Les principales interrogations portent sur :
- La compatibilité des procédures opérationnelles
- Les règles d’ouverture du feu
- Le partage du renseignement
- La coordination aérienne avec l’armée israélienne
La question centrale reste celle de la liberté d’action de Tsahal dans la profondeur de la bande de Gaza.
Arguments des partisans du projet
Les soutiens du dispositif estiment qu’une présence multinationale pourrait :
- Réduire les frictions directes entre forces israéliennes et population civile
- Stabiliser des zones lourdement touchées par les combats
- Faciliter la reconstruction progressive
La participation de pays musulmans comme l’Indonésie et le Maroc est perçue par certains analystes comme un facteur susceptible d’élargir la légitimité régionale du mécanisme.
Une phase encore incertaine
À ce stade, le projet ISF n’a pas reçu de validation formelle internationale. Les responsabilités exactes, l’étendue des pouvoirs et les modalités de coopération avec Israël restent à définir.
Dans un contexte sécuritaire toujours instable, toute modification de l’architecture du contrôle à Gaza pourrait avoir des implications stratégiques majeures pour la région.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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