Ils imaginaient déjà l’atterrissage à New York, la sortie de l’aéroport et le début de leur séjour aux États-Unis. Mais après près de huit heures passées au-dessus de l’Atlantique, les passagers d’un vol d’El Al reliant Tel-Aviv à Newark ont vécu une scène surréaliste : demi-tour en plein ciel et retour direct à l’aéroport Ben-Gourion.
La cause : une tempête violente frappant la côte Est américaine, qui a conduit les autorités de l’aéroport de Newark à modifier brutalement les procédures d’atterrissage. Face à des conditions météorologiques jugées extrêmes et à des restrictions opérationnelles renforcées, l’équipage n’a eu d’autre choix que d’interrompre la traversée.
La tempête paralyse Newark
L’aéroport de Newark Liberty International Airport a été confronté à des vents violents, des chutes de neige et une visibilité réduite. Dans ce contexte, les autorités ont restreint le trafic aérien et imposé des limitations sévères sur les approches et les atterrissages.
Le vol d’El Al, déjà engagé depuis plusieurs heures au-dessus de l’Atlantique, se trouvait dans une zone où les alternatives étaient limitées. La décision a été prise pour des raisons strictement sécuritaires : carburant, créneaux d’atterrissage incertains et absence de garantie d’accueil au sol.
Après environ huit heures en vol, l’appareil a donc fait demi-tour vers Israël, offrant aux passagers une expérience éprouvante : une traversée transatlantique… sans jamais atteindre l’Amérique.
Répercussions en chaîne
La tempête ne touche pas uniquement Newark. L’aéroport JFK à New York fonctionne également en régime perturbé, avec retards et annulations en série. D’autres compagnies israéliennes ont dû adapter leur planning.
Arkia a annoncé des modifications de ses horaires, expliquant suivre en temps réel l’évolution météorologique et coordonner ses décisions avec les autorités de John F. Kennedy International Airport. Les départs ont été repoussés vers la soirée, dans l’espoir d’une amélioration progressive des conditions.
Dans un communiqué, la compagnie a souligné que la sécurité restait la priorité absolue et que les décisions opérationnelles seraient ajustées en fonction des données météo actualisées.
L’impact humain
Pour les passagers, la situation est particulièrement frustrante. Certains voyageaient pour des raisons professionnelles urgentes, d’autres pour des vacances ou des réunions familiales. Après huit heures confinés dans un avion, le retour au point de départ crée une fatigue supplémentaire, sans parler des réorganisations nécessaires : hôtels, correspondances, assurances, congés.
Ce type d’incident rappelle la vulnérabilité du transport aérien face aux phénomènes climatiques extrêmes. Même les appareils long-courriers modernes et les équipages expérimentés restent dépendants des conditions au sol.
Une météo de plus en plus imprévisible
La côte Est américaine est régulièrement exposée à des tempêtes hivernales puissantes, mais ces dernières années, l’intensité et la fréquence des phénomènes extrêmes semblent s’accentuer. Les autorités aéroportuaires privilégient désormais des marges de sécurité plus strictes, quitte à perturber fortement le trafic.
Pour El Al comme pour les autres compagnies opérant sur l’axe Tel-Aviv–New York, la liaison reste stratégique et très fréquentée. Chaque perturbation majeure a donc un effet domino sur les rotations d’appareils et la disponibilité des équipages.
En attendant une accalmie sur la côte Est, des centaines de voyageurs restent dans l’incertitude. Leur prochain décollage se terminera-t-il enfin de l’autre côté de l’Atlantique ? Pour l’instant, la météo a le dernier mot.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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