Père de 73 enfants : des faits fascinants que vous ne saviez pas sur les Israéliens

À l’occasion des célébrations du 78e anniversaire de l’indépendance d’Israël, l’Administration de la Population et de l’Immigration a publié une série de données aussi insolites qu’attachantes sur les citoyens de l’État hébreu. Des prénoms chargés d’histoire, des familles aux dimensions stupéfiantes et des Israéliens qui partagent leur anniversaire avec leur pays — autant de portraits qui composent, ensemble, le visage vivant d’une nation.

Parmi les premières données publiées figure une liste de prénoms directement liés à l’esprit et aux valeurs de l’État : Herout (liberté), Dror (libération), Tikva (espoir), Atsmaout (indépendance), Nitsahon (victoire) ou encore Medina (État). Ces prénoms, explique l’Administration, « reflètent des valeurs, des rêves et des histoires personnelles qui sont devenus une partie de l’identité israélienne ». Ainsi, 337 femmes et 9 hommes portent le prénom Herout, dont 12 nés en 2025. Le prénom Dror, davantage masculin, est porté par 8 418 hommes et 940 femmes, dont 141 nés cette même année. Le prénom Israël reste le plus répandu de cette liste symbolique : 68 699 hommes et 4 313 femmes le portent, dont 1 813 nés en 2025.

Le record absolu : un père de 73 enfants

Les données démographiques réservent leur lot de surprises. Le record de paternité en Israël appartient à un homme qui est père de 73 enfants — une réalité rendue possible par la pratique du mariage polygame dans certaines communautés, notamment bédouines du Néguev. Du côté maternel, le record féminin est détenu par une femme qui est mère de 22 enfants. Ce chiffre, spectaculaire par ses standards occidentaux, illustre la diversité des structures familiales qui coexistent au sein de la société israélienne.

Les records se déclinent également par genre. Le record du plus grand nombre de filles pour un parent unique est de 40 filles — détenu par un père. Une mère, de son côté, a élevé 15 filles. Pour les garçons, le chiffre le plus élevé enregistré est de 33 fils pour un seul père, et 15 fils pour une mère.

Ces chiffres ne sont pas de simples curiosités statistiques. Ils donnent à voir l’étendue de la diversité démographique israélienne : une société où les familles ultra-orthodoxes et les communautés bédouines maintiennent des taux de natalité parmi les plus élevés du monde développé, à côté d’une population laïque dont la fécondité est nettement plus proche des standards européens.

64 230 Israéliens nés en 1948

L’Administration de la Population a également rendu hommage à une coïncidence biographique particulière : les Israéliens nés en 1948, l’année de la fondation de l’État. Cette année, ils sont 64 230 à fêter leur 78e anniversaire en même temps que leur pays. Une génération qui est, dans le sens le plus littéral, contemporaine d’Israël depuis le premier jour.

Ces données, publiées chaque année à l’occasion de Yom Haatsmaout, constituent un rituel désormais ancré dans la vie publique israélienne. Elles rappellent que derrière les chiffres de population — 10 millions d’habitants — se cachent des histoires individuelles, des familles hors du commun, et des prénoms qui portent en eux les aspirations d’un peuple.


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