La nuit du 10 au 11 juin a été marquée par une nouvelle vague de frappes américaines sur l’Iran. Au matin, dans une interview accordée à Fox News, Donald Trump a fait une révélation de taille : des responsables iraniens l’avaient contacté directement pour lui demander de cesser les bombardements. « Les Iraniens m’ont demandé d’arrêter de frapper », a-t-il déclaré, sans préciser l’identité de ses interlocuteurs ni les modalités de ces échanges.
Trump a ajouté que les frappes devraient s’arrêter prochainement — mais sous conditions. Si l’Iran ne signe pas l’accord que les médiateurs américains ont mis sur la table, les frappes reprendront avec une intensité accrue. Le président a également indiqué que des avions de combat américains avaient survolé le territoire iranien pendant cette même nuit, signalant une pression militaire maintenue en parallèle des contacts diplomatiques.
Israël hors de l’équation
Un point important a été martelé par Trump : Israël n’est pas partie prenante des frappes américaines récentes. Il l’a répété clairement, dissociant l’action militaire américaine de toute implication israélienne directe. Cette précision s’inscrit dans un contexte où Jérusalem avait tenté d’élargir l’offensive vers des cibles spécifiques en Iran, avant d’être retenu par Washington.
L’accord en discussion viserait deux objectifs principaux : la réouverture du détroit d’Ormuz, actuellement au cœur de toutes les tensions maritimes, et la garantie qu’Iran ne pourra pas progresser vers l’arme nucléaire. La pression américaine passe à la fois par les frappes et par le blocus naval qui étrangle les exportations pétrolières iraniennes.
Téhéran dément, les marchés regardent
La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Un haut responsable cité par la télévision d’État iranienne a nié toute conversation avec Trump, affirmant que le président américain avait inventé cet échange « pour éviter une guerre avec l’Iran ». Ce démenti immédiat illustre la tension qui règne dans les coulisses du dossier : chaque déclaration de Trump sur des contacts directs avec Téhéran est aussitôt démentie par la partie iranienne, qui ne veut pas paraître négocier sous la contrainte.
Ce ping-pong déclaratoire entre les deux capitales est désormais le pouls de la crise. Côté américain, Trump semble jouer sur plusieurs tableaux à la fois : laisser entendre qu’un accord est proche pour tester la réaction des marchés et des alliés régionaux, tout en maintenant une pression militaire qui ne faiblit pas.
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