« Vous dites génocide, je dis guerre » : Boy George prend la défense d’Israël dans une chanson incisive

Le chanteur britannique Boy George a publié dans la nuit de dimanche à lundi une nouvelle chanson intitulée « We Will Dance Again » (« Nous danserons encore »), dans laquelle il se place une nouvelle fois aux côtés d’Israël et dénonce ce qu’il appelle la « mémoire sélective » du monde à l’égard du 7 octobre et de la guerre à Gaza.

Sur un rythme aux accents reggae, apparemment généré avec l’aide de l’intelligence artificielle, le chanteur y aborde frontalement l’accusation de « génocide » portée contre Israël, qu’il oppose à sa propre lecture du conflit, celle d’une guerre et d’un droit à la défense. Il y évoque le massacre du 7 octobre et le sort de jeunes femmes tuées près des arbres alors qu’elles étaient simplement venues danser. Il reproche à une partie du monde musical d’agiter des drapeaux et de répéter des slogans sans réflexion, qu’il assimile à une propagande amplifiée par les réseaux sociaux. Il y affirme sa solidarité avec les Juifs, expliquant qu’il ne se sent pas courageux, mais qu’il estime simplement se comporter en être humain.

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Le refrain, dédié au cri de ralliement entendu au sein de la communauté du festival Nova après le massacre du 7 octobre, reprend le titre même de la chanson, avant de conclure sur l’espoir qu’il n’y ait plus jamais de guerre. Le morceau se termine par une phrase en hébreu. Boy George a mis en ligne la chanson sur les réseaux sociaux accompagnée du hashtag Shalom, mais elle n’apparaît pas au catalogue de l’artiste sur Spotify.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien chanteur du groupe pop des années 1980 Culture Club (« Karma Chameleon ») choisit de prendre une position tranchée sur la guerre et de soutenir fermement Israël. En tant que représentant de Saint-Marin à l’Eurovision cette année, il s’était déjà exprimé à plusieurs reprises contre les appels à l’exclusion d’Israël du concours, et avait signé une lettre d’artistes soutenant sa participation. Dans une interview donnée avant la compétition en mai, il expliquait avoir de nombreux amis juifs depuis l’âge de 15 ou 16 ans, et refusait l’idée que se comporter en homme de principes signifierait tourner le dos à ces amis.

Lors d’une interview accordée à Channel 12 pendant la semaine de l’Eurovision, le chanteur de 64 ans avait complimenté la chanson « Michelle », interprétée par Noam Batan, déclarant que s’il avait le droit de vote, il voterait pour Israël, avant de conclure par la salutation « Shalom Aleichem ». Une semaine environ avant la compétition, il s’était retrouvé sur les lieux d’un attentat au couteau survenu sur Golders Green Road, dans le nord de Londres, où deux Juifs avaient été grièvement blessés. Il avait alors partagé des images de l’attaque et exprimé son soutien à la communauté juive, racontant être arrivé alors que les forces de police commençaient à affluer sur place, et avoir ressenti la panique ambiante avant même de savoir ce qui s’était passé.

Sur les prises de position d’artistes en soutien à Israël depuis le 7 octobre, on pourra lire notre article sur le chanteur M. Shadows défendant son message de soutien aux otages israéliens, ainsi que notre article sur le créateur israélien Alon Livné, qui a refusé d’habiller une célébrité jugée trop anti-israélienne.