L’aĂ©roport Ben Gourion termine une semaine chargĂ©e en retards et en perturbations, avec une aggravation attendue dans les jours Ă venir. Plus de 30 avions ravitailleurs stationnent actuellement sur le tarmac, et selon les estimations des services de sĂ©curitĂ©, l’armĂ©e amĂ©ricaine prĂ©voit d’en amener une dizaine de plus en IsraĂ«l dans les prochains jours, la majoritĂ© d’entre eux devant se poser Ă Ben Gourion. L’AutoritĂ© aĂ©roportuaire avait dĂ©jĂ averti par le passĂ© qu’au-delĂ de 20 avions ravitailleurs, des perturbations significatives se produisaient sur le tarmac — et les passagers ayant volĂ© la semaine dernière en ont fait l’expĂ©rience directe.
Selon les donnĂ©es du baromètre de charge de Ben Gourion, le retard moyen cette semaine s’est Ă©tabli Ă environ 65 minutes au terminal 3 et 61 minutes au terminal 1. Jeudi, plus de 90 000 passagers sont passĂ©s par l’aĂ©roport, et de lourdes surcharges ont entraĂ®nĂ© une attente prolongĂ©e pour rĂ©cupĂ©rer les bagages. Une partie des passagers a fait Ă©tat d’une attente de plus de deux heures.
Face Ă la multiplication des perturbations, l’AutoritĂ© aĂ©roportuaire a publiĂ© un communiquĂ© avertissant que la prĂ©sence des avions ravitailleurs Ă Ben Gourion perturbe l’ensemble du dispositif de vols : la prĂ©sence de ces appareils gĂ©nère une surcharge opĂ©rationnelle inhabituelle ainsi qu’un effet domino affectant le rythme d’activitĂ© et les horaires des vols. Cet effet se fait particulièrement sentir en plein pic de la saison estivale, pĂ©riode durant laquelle l’aĂ©roport Ben Gourion fonctionne Ă une ampleur sans prĂ©cĂ©dent et dessert un nombre particulièrement Ă©levĂ© de passagers et de vols chaque jour.
Une semaine déjà marquée par deux incidents exceptionnels
Cette semaine chargĂ©e Ă Ben Gourion, Ă l’approche du mois d’aoĂ»t, considĂ©rĂ© comme le mois le plus intense pour l’aviation en IsraĂ«l, a Ă©tĂ© aggravĂ©e par deux Ă©vĂ©nements exceptionnels indĂ©pendants des ravitailleurs. Dimanche, une panne de communication avec le radar s’est produite dans l’espace aĂ©rien grec, entraĂ®nant de lourdes surcharges du trafic aĂ©rien dans la rĂ©gion et des modifications de vols non seulement vers la Grèce, mais aussi vers Budapest, Paris, le MontĂ©nĂ©gro et bien sĂ»r IsraĂ«l — de nombreux vols Ă destination et en provenance d’IsraĂ«l transitant par l’espace aĂ©rien grec.
Le lendemain, une panne s’est produite au sein du système europĂ©en de contrĂ´le aĂ©rien Eurocontrol, Ă Bruxelles, entraĂ®nant de nouvelles perturbations du calendrier des vols dans l’espace aĂ©rien europĂ©en et provoquant des retards prolongĂ©s pour les vols au dĂ©part et Ă l’arrivĂ©e de Ben Gourion. MalgrĂ© ce dysfonctionnement radar en Grèce, les surcharges les plus importantes de la semaine ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es sur les vols vers Berlin, avec 105 minutes de retard en moyenne. Aux deuxième et troisième places du classement des retards figurent les vols vers HĂ©raklion et Corfou, en Grèce, avec une moyenne de retard de 97 minutes.
Liens internes
Sur les prĂ©cĂ©dents Ă©pisodes de surcharge liĂ©s Ă la prĂ©sence des ravitailleurs amĂ©ricains, retrouvez notre article sur l’attente interminable pour les bagages Ă Ben Gourion [lien vers l’article publiĂ© prĂ©cĂ©demment dans cette session], ainsi que notre article sur les passagers restĂ©s bloquĂ©s dans les avions plus d’une heure après l’atterrissage en raison d’une pĂ©nurie de personnel.






