L’agence de presse iranienne Fars a publié dans la nuit une liste des installations énergétiques les plus importantes au monde se trouvant, selon elle, à portée des missiles iraniens. Cette liste comprend notamment les gisements gaziers israéliens de Leviathan et de Tamar, ainsi que des installations pétrolières et gazières situées en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn. L’agence a précisé que Washington savait parfaitement que ces sites se trouvaient dans le viseur de l’Iran.
Cette publication intervient alors que les préparatifs américains en vue de nouvelles frappes contre l’Iran s’intensifient, les sites nucléaires du pays figurant désormais parmi les cibles potentielles, tandis que Téhéran monte le ton de ses menaces et semble étendre ses attaques à l’ensemble du Golfe. Selon plusieurs médias, le président Donald Trump aurait donné un feu vert provisoire à une reprise de l’action militaire contre l’Iran, bien qu’aucune nouvelle frappe américaine n’ait encore eu lieu à l’heure actuelle. Comme lors des crises précédentes, Trump pourrait toutefois revenir sur sa décision à la dernière minute.
Une « réponse globale » annoncée par Téhéran
L’agence iranienne Tasnim a cité de son côté un haut responsable sécuritaire affirmant que Téhéran se tenait prêt à lancer une « réponse globale » visant les infrastructures vitales d’Israël ainsi que les infrastructures énergétiques américaines présentes dans la région. Ce responsable a qualifié de « folie » les informations selon lesquelles les États-Unis et Israël s’apprêteraient à frapper les infrastructures iraniennes, affirmant que les forces iraniennes avaient déjà prouvé, tant durant la confrontation de 40 jours que dans les semaines qui ont suivi, qu’elles possédaient la capacité et la détermination de mettre cette menace à exécution.
Un député iranien, Ebrahim Rezaei, a averti samedi que la région tout entière subirait des représailles massives si les États-Unis attaquaient l’Iran. Selon lui, Washington croirait pouvoir porter un coup rapide dans le courant du week-end et forcer l’Iran à capituler — une conviction qu’il a qualifiée d’illusion soufflée à Donald Trump par le premier ministre Benyamin Netanyahou. Rezaei a averti que si l’Iran était attaqué, l’ensemble de la région et de ses installations serait renvoyé « à l’âge de pierre », ajoutant qu’il serait dans l’intérêt de Washington de ne pas commettre d’imprudence.
Trump : « Nous allons les frapper très fort »
Lors d’une réunion de cabinet à Camp David, le président Trump a déclaré que les forces américaines continueraient de frapper l’Iran très fort, jusqu’à ce que la République islamique ne puisse plus le supporter. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a pour sa part assuré que l’Iran n’acquerrait pas l’arme nucléaire tant que Trump serait au pouvoir.
Selon CBS News, les États-Unis et Israël préparent l’une de leurs campagnes de bombardement les plus intenses à ce jour contre les infrastructures énergétiques iraniennes, les frappes pouvant se poursuivre tout au long du week-end. Les prochaines cibles américaines devraient inclure des infrastructures énergétiques critiques, notamment des centrales électriques et des raffineries de pétrole. Un ancien haut responsable militaire américain a expliqué que l’intérêt stratégique de telles frappes résiderait dans l’affaiblissement direct de la capacité du régime iranien à assurer ses services et à gouverner efficacement le pays. Ces mouvements américains seraient étroitement coordonnés avec Jérusalem.
Jeudi, le premier ministre Netanyahou aurait présenté au président trois options pour la suite de la guerre, incluant des frappes ciblant les lignes d’approvisionnement militaire terrestres ainsi qu’un resserrement du blocus naval.
Tensions dans le Golfe : tankers visés, drone iranien contre le Koweït
Deux incidents impliquant des pétroliers ont été signalés samedi à proximité du détroit d’Ormuz, tandis que le Koweït a annoncé avoir subi une attaque de drone iranien vers 9h30 du matin. Ces développements interviennent alors que Téhéran semble tenter de dissuader Washington en intensifiant à la fois sa rhétorique et ses opérations militaires dans la région.
Liens internes
Sur les précédents développements de cette confrontation, retrouvez notre article sur la destruction par Tsahal des tunnels de la terreur du Hezbollah au Beaufort [lien vers l’article publié précédemment dans cette session], ainsi que notre article sur la menace iranienne qui se creuse depuis le sol yéménite via les Houthis.






