Le président Donald Trump a livré une critique cinglante des immigrants originaires de pays en difficulté qui, selon lui, tentent ensuite de refaçonner les États-Unis, semblant viser des élus tels que la représentante Ilhan Omar et le maire de New York Zohran Mamdani.
« Ils ne sont pas intelligents. Ils n’ont aucune aptitude. Ils n’ont rien à faire valoir, et ils nous disent comment diriger notre pays ? » a déclaré Trump. « Ce sont des gens qui n’ont pas réussi. Ce sont, dans bien des cas, des gens qui ont échoué. Ils viennent d’autres pays en faillite ! »
Trump a cité la Somalie en exemple, avant d’ajouter : « Ils arrivent, et ensuite ils nous expliquent comment fonctionne notre Constitution, comment fonctionne notre Déclaration d’indépendance. Ça ne marche pas comme ça. »
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Une offensive verbale qui s’inscrit dans la durée
Selon des informations complémentaires rapportées par plusieurs médias américains, ces propos sont intervenus alors que Trump répondait à des questions de journalistes sur les perspectives des élections de mi-mandat. Interrogé sur ce sujet, le président aurait affirmé que des « djihadistes » étaient élus « un peu partout », avant d’orienter ses critiques vers la communauté somalienne.
Ces déclarations s’inscrivent dans une série d’attaques répétées de Trump contre la représentante démocrate Ilhan Omar, née en Somalie et arrivée aux États-Unis à l’âge de douze ans après avoir fui la guerre civile de son pays natal et vécu dans un camp de réfugiés au Kenya. Selon des propos rapportés par plusieurs médias, Trump avait déjà déclaré, lors d’une précédente sortie : « Elle ne devrait pas être autorisée à être une élue du Congrès, et je suis certain que des gens y réfléchissent. Elle devrait être expulsée de notre pays. » Il avait également raillé, sur un ton moqueur, sa tendance à invoquer fréquemment la Constitution américaine : « Retournez dans votre propre pays et occupez-vous de votre propre constitution. »
Ilhan Omar dénonce des propos « ignobles »
Ilhan Omar avait réagi publiquement à ces attaques répétées, qualifiant les propos du président de « vils » et estimant qu’ils n’avaient rien de surprenant venant d’un homme qui, selon elle, « véhicule du racisme, de la xénophobie, du sectarisme et de l’islamophobie depuis qu’il occupe ses fonctions ». « Mon message à Trump : votre discours de bigoterie ne fonctionnera pas. Les Américains d’origine somalienne sont là pour rester », avait-elle écrit sur les réseaux sociaux.
Selon plusieurs médias, ces attaques répétées seraient également liées au contexte d’une opération d’application de la loi sur l’immigration récemment lancée par l’administration Trump dans la région de Minneapolis-Saint Paul, dans le Minnesota, État qui abrite la plus importante communauté somalo-américaine du pays, forte d’environ 80 000 personnes.
Un contexte marqué par des critiques passées envers Israël
Ilhan Omar est par ailleurs connue de longue date comme l’une des voix les plus critiques du Congrès à l’égard d’Israël, ayant notamment qualifié par le passé l’État hébreu d’« État d’apartheid » et suscité de vives controverses pour des propos jugés antisémites par plusieurs organisations juives américaines, qui avaient à l’époque réclamé son retrait de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
Cette nouvelle salve de Trump s’inscrit ainsi dans un climat plus large de tensions politiques autour de l’immigration et de la représentation d’élus nés à l’étranger au sein des institutions américaines, un thème récurrent de la rhétorique présidentielle depuis le début de son second mandat.
Sur les précédentes controverses opposant Donald Trump à Ilhan Omar, notre rédaction avait déjà rapporté que Trump avait vivement attaqué Ilhan Omar après ses accusations contre l’AIPAC, qualifiant ce jour de « jour noir pour Israël ». Sur les tensions entre Zohran Mamdani et la communauté pro-israélienne de New York, voir également notre article sur le malaise de Mamdani lors de l’enterrement d’une soldate américaine.






