Le peuple druze est né à partir du XIe siècle en tant que groupe ethnique, selon une étude menée par divers centres universitaires et de recherche en Israël.
Les rĂ©sultats confirment que les pères fondateurs de cette communautĂ© ont Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s de l’Islam comme un groupe religieux au dĂ©but du deuxième millĂ©naire, un nouveau courant monothĂ©iste qui avait une grande influence dans le Levant.
« C’est la première Ă©tude qui confirme que les origines gĂ©nĂ©tiques de la communautĂ© druze date de cette pĂ©riode, » a dĂ©clarĂ© le professeur Gil Atzmon, de l’UniversitĂ© de HaĂŻfa, au journal Haaretz.
Une Ă©quipe internationale comprenant des chercheurs de plusieurs universitĂ©s et des hĂ´pitaux, ont constatĂ© qu’au onzième siècle il y a eu un « goulot d’Ă©tranglement » dans l’Ă©volution gĂ©nĂ©tique de cette minoritĂ© vivant principalement en Syrie et au Liban, mais aussi en IsraĂ«l et en Jordanie .
Pour près d’un million d’habitants, les Druzes s’appellent « Ahl al Tawhid » (les gens d’un seul Dieu), et ont pendant des gĂ©nĂ©rations Ă©taient persĂ©cutĂ©s par d’autres peuples de la rĂ©gion.
La doctrine dĂ©veloppĂ©e par les Druzes est un dĂ©rivĂ© de l’ismaĂ©lisme. Officiellement nommĂ©e Din al-Tawhid (religion de l’unitĂ© divine), elle constitue une synthèse de divers courants religieux et intellectuels. Elle contient Ă la fois des Ă©lĂ©ments issus du mysticisme musulman et de la pensĂ©e coranique, mais Ă©galement des Ă©lĂ©ments issus de religions perses et indiennes, du nĂ©oplatonisme, du gnosticisme et du messianisme. La discipline religieuse druze constitue un courant monothĂ©iste par excellence et insiste sur l’unitĂ© absolue de Dieu6.
Il n’y a ni liturgie, ni lieux de culte dans la religion druze. La doctrine des Druzes est secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation (d’aucuns affirment que les Druzes répandent cette idée afin de dissuader les gens de les questionner sur leur religion), elle s’appuie sur la croyance en la métempsycose. En effet, certains versets du Coran sont parfois interprétés comme allant dans le sens de la métempsycose.[Lesquels ?]
Les Druzes rejettent la charia et les obligations rituelles qui en dĂ©coulent. Au Liban, la communautĂ© a Ă©tĂ© dirigĂ©e en partie par les familles Joumblatt et HamadĂ©. Les cheikhs HamadĂ©, Farid HamadĂ© en particulier, sont connus notamment grâce aux Cheikhs Akl Druze Rachid, Hussein et Mohammed. Ce sont des cheikhs Akl Druze Yazbakis qui s’opposaient aux Joumblattis. Ils sont descendants de l’imamat depuis maĂ®tre Hamza ben Ali.
La plus haute autorité religieuse et spirituelle est la Machyakhat al Akl, le cheikh Akl Druze. Il y a toujours eu un cheikh Akl Druze Yazbaki et un autre Joumblatti, aucune famille ne pouvant prétendre au monopole de la direction des affaires de la communauté.
L’Ă©tude en Israel confirme l’approbation gĂ©nĂ©tique parmi la participation de 120 membres de cette communautĂ© rĂ©sidents dans les villes de Bet Yan, en GalilĂ©e, et de Majdal Shams dans le Golan.
Les résultats reflètent une similarité génétique répandue parmi ses membres et une différenciation claire des autres tribus et communautés vivant au Moyen-Orient.




