Agression Ă  Ashdod : Il photographiait les filles de la famille près de la piscine, puis a agressĂ© ceux qui sont venus lui demander d’arrĂŞter

Sarit, habitante d’Ashdod, s’est rendue la semaine dernière chez sa sĹ“ur pour y passer un moment avec d’autres membres de la famille. Ce qui devait ĂŞtre un après-midi familial de quelques heures s’est terminĂ© par un grave Ă©pisode de violence, après qu’un homme inconnu a photographiĂ© les filles de la famille, dont certaines mineures, en maillot de bain, avant d’agresser ceux qui lui demandaient d’arrĂŞter. « Je n’arrive pas Ă  cesser de penser Ă  la mĂ©chancetĂ© qu’il y avait en lui, il n’arrĂŞtait pas de frapper », a racontĂ© Sarit Ă  N12, elle qui souffre de fractures au visage et de contusions sur tout le corps.

L’Ă©pisode de violence est survenu après que, durant les trois derniers samedis, un homme d’une soixantaine d’annĂ©es et son fils, venus rendre visite Ă  un ami habitant Ă  proximitĂ©, avaient pris l’habitude de photographier les membres de la famille alors qu’ils se trouvaient dans la piscine privĂ©e, en maillot de bain. Parmi les personnes photographiĂ©es se trouvaient Ă©galement deux filles mineures, âgĂ©es de 14 et 15 ans. La famille raconte que la première fois qu’elle a demandĂ© Ă  l’homme d’arrĂŞter, il les a ignorĂ©s et a fait mine de ne pas comprendre l’hĂ©breu. La deuxième fois, une patrouille de police a Ă©tĂ© appelĂ©e, mais l’homme a pris la fuite avant que les policiers ne le localisent.

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Un nouvel épisode et une agression violente

Samedi dernier, la scène s’est reproduite. Les membres de la famille ont criĂ© Ă  l’homme d’arrĂŞter de photographier, mais celui-ci s’est mis Ă  les insulter. Le frère de Sarit et son fils de 16 ans sont montĂ©s le voir pour lui demander d’arrĂŞter et d’effacer les photos de son tĂ©lĂ©phone. Mais selon leur rĂ©cit, dès leur arrivĂ©e dans l’appartement, l’homme a frappĂ© le frère au poing, et lorsque le fils a tentĂ© de les sĂ©parer, il a lui aussi Ă©tĂ© frappĂ©.

Sarit a alors dĂ©cidĂ© de monter Ă  son tour, dans l’espoir de calmer les esprits : « Je me suis dit que peut-ĂŞtre, en voyant que c’Ă©tait une femme, ça l’aiderait Ă  se calmer », a-t-elle racontĂ©. Au lieu de cela, l’homme s’est mis Ă  la frapper elle aussi : « Il a attrapĂ© mon collier, un souvenir de mon père, et l’a arrachĂ©. Je me suis penchĂ©e pour ramasser le pendentif, il m’a surprise et m’a tout simplement frappĂ©e au visage d’un coup de poing. RĂ©sultat des coups : cinq fractures ouvertes au nez, et un os qui est sorti du nez », a dĂ©crit Sarit. « Il y avait du sang partout ».

Une famille qui dĂ©nonce l’indiffĂ©rence de la police

Selon la famille, ils avaient appelĂ© une patrouille de police avant mĂŞme que l’affrontement physique ne commence, mais selon eux, les policiers ne seraient pas arrivĂ©s Ă  temps. Deux policiers en patrouille passant par lĂ  ont Ă©tĂ© appelĂ©s en renfort, mais la famille les accuse d’avoir fait preuve d’indiffĂ©rence face Ă  la situation. « Je ne suis pas conviĂ© Ă  cet Ă©vĂ©nement », aurait dĂ©clarĂ© l’un des policiers selon le tĂ©moignage de la famille. « Je vais appeler des renforts ». L’officier de police arrivĂ© sur les lieux aurait refusĂ© d’Ă©vacuer Sarit pour des soins mĂ©dicaux, alors mĂŞme que les secouristes prĂ©sents avaient averti qu’elle perdait beaucoup de sang et devait ĂŞtre transportĂ©e en urgence Ă  l’hĂ´pital. Selon Sarit, pendant que les policiers se trouvaient sur place, l’homme a profitĂ© du temps pour effacer les photos de son tĂ©lĂ©phone.

La réponse de la police

La police israĂ©lienne a communiquĂ© la dĂ©claration suivante : « Dès rĂ©ception du signalement d’un Ă©vĂ©nement violent survenu sur fond de conflit de voisinage, des policiers se sont rendus sur place et ont ouvert une enquĂŞte. Dans le cadre du traitement du dossier, des tĂ©moignages ont Ă©tĂ© recueillis, des Ă©lĂ©ments rassemblĂ©s et les affirmations des deux parties examinĂ©es, celles-ci faisant Ă©tat d’accusations rĂ©ciproques d’agression. Un tĂ©moignage prĂ©liminaire a Ă©tĂ© recueilli auprès de la plaignante, sans retarder son Ă©vacuation pour recevoir des soins mĂ©dicaux. Ă€ l’issue des premières opĂ©rations d’enquĂŞte, les personnes impliquĂ©es ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es sous conditions restrictives, notamment un Ă©loignement. L’enquĂŞte se poursuit dans le but d’Ă©tablir la vĂ©ritĂ© ».

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