
Le journal libanais Al-Akhbar a rapportĂ© vendredi de nouveaux dĂ©tails sur la promesse faite par le prĂ©sident Donald Trump dans « l’accord du siècle » qui sera rĂ©vĂ©lĂ© après les Ă©lections de ce 9 avril.
Selon le journal, 45 milliards de dollars seront investis dans des projets du Royaume de Jordanie en Ă©change de son accord d’acceptation d’un million de « Palestiniens ». Mais le roi Abdullah a clairement indiquĂ© qu’il pensait que le plan Ă©tait dangereux.
Selon le rapport, le prĂ©sident Ă©gyptien Abd al-Fatah al-Sisi devrait ĂŞtre informĂ© des derniers dĂ©tails du plan lors de sa visite Ă Washington la semaine prochaine. Ce serait avant l’annonce officielle et sa mise en Ĺ“uvre, qui sont prĂ©vues après les Ă©lections de mardi en IsraĂ«l.
Al-Akhbar a Ă©galement rapportĂ© que l’Egypte et la Jordanie avaient rĂ©duit leur opposition Ă l’accord, sur lequel le roi Abdullah avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© informĂ© lors de sa rĂ©cente visite Ă Washington.
Le roi a déclaré que le plan était dangereux et difficile à mettre en œuvre, en particulier la partie relative aux échanges de terres à Tzofar, au moshav dans le désert d’Arava, et Naharayim, où la Jordanie a conquis en 1948 l’île de la Paix et une centrale hydroélectrique qui appartenait à Israël. Selon la proposition de Trump, la Jordanie recevrait de l’Arabie saoudite une superficie égale à celle de ces territoires qu’Israël rachèterait.
En outre, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă la Jordanie d’accueillir un million de rĂ©fugiĂ©s «palestiniens» en plusieurs Ă©tapes, moyennant des investissements de 45 milliards de dollars. Le PIB de la Jordanie n’est que de 40 milliards de dollars. L’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe financeront ces investissements.
Selon Al-Akhbar, le roi Abdullah a dĂ©clarĂ© Ă des responsables Ă©gyptiens, d’après les cartes qu’il avait vues Ă Washington, que le plan amĂ©ricain prĂ©voyait la crĂ©ation d’une confĂ©-dĂ©ration de l’AutoritĂ© palestinienne, de la Jordanie et de l’administration civile israĂ©lienne dans les territoires libĂ©rĂ©s.
Le plan prévoit également que l’Égypte permette aux «Palestiniens» de circuler librement dans le terminal de Rafah, de travailler légalement dans les zones industrielles égyptiennes et de poursuivre sur la voie de la citoyenneté égyptienne. L’Égypte serait récompensée par des projets d’une valeur de 65 milliards de dollars dans le nord du Sinaï.
Le Liban sera également inclus dans le nouvel accord, en accordant la citoyenneté libanaise aux réfugiés «palestiniens» installés sur son territoire, sans demander leur retour en Israël.





