Quand IsraĂ«l avait cĂ©lĂ©brĂ© les 60 ans d’indĂ©pendance en 2008, la chancelière Angela Merkel avait fait un discours Ă la Knesset, dans lequel elle avait dĂ©crit la relation entre IsraĂ«l et l’Allemagne comme « excellente ».
« Oui, notre relation est spéciale, unique ; la responsabilité du passé reste gravée entre nous. Nous avons des valeurs communes, nous sommes déterminés et avons confiance », a déclaré la chancelière, accueillie par les applaudissements des membres de la Knesset.
Neuf ans plus tard, il semble peu probable que Merkel parle ainsi de la relation entre les deux pays. Les fonctionnaires allemands estiment que : « Les relations politiques entre l’Allemagne et IsraĂ«l se sont rĂ©cemment dĂ©tĂ©riorĂ©es Ă leur niveau le plus bas depuis des annĂ©es. Maintenant, Berlin craint que les relations puissent se dĂ©tĂ©riorer davantage Ă cause de l’arrivĂ©e du prĂ©sident amĂ©ricain, Donald Trump. L’ambivalence Ă propos de la crĂ©ation d’un Etat palestinien est l’objectif dĂ©clarĂ© de la politique Ă©trangère allemande au Moyen-Orient et la construction des colonies israĂ©liennes faiblement critiquĂ©e. »
Les responsables israĂ©liens indiquent Ă©galement que les relations sont au plus bas mais ils ont dit que les relations bilatĂ©rales Ă©taient encore fortes. L’Ă©cart entre l’Allemagne et IsraĂ«l a Ă©tĂ© remarquĂ© le mois dernier lorsque Merkel a annulĂ© une confĂ©rence conjointe avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui devait avoir lieu Ă JĂ©rusalem au mois de mai.




