Alya, oui mais… : Plus de la moitiĂ© des nouveaux immigrants de 2018 ne sont pas Juifs

Alya - Wikimedia

« J’ai dĂ©cidĂ© de faire mon Alya pour Ă©pargner ma famille de l’assimilation et vivre dans mon pays », cette phrase fait souvent partie de l’une des raisons des Olim de quitter leur pays pour IsraĂ«l. Mais ces nouvelles donnĂ©es publiques font froid dans le dos, quand nous nous rendons compte que la moitiĂ© si ce n’est plus, des immigrants ne sont pas juifs !

Imaginez, votre fils tomber amoureux d’une jeune Olim qui pense ĂŞtre Juive mais qui en fait ne l’est pas ? Nous n’allons pas faire dĂ©bat sur le racisme ou pas, car ce n’est pas le cas, IsraĂ«l reste le pays le plus ouvert et toutes les religions y sont acceptĂ©es, contrairement aux pays arabes voisins, mais l’assimilation est pour le peuple Juif  le dĂ©but de la fin… car elle empĂŞche ce peuple qui a Ă©tĂ© constamment menacĂ© de disparition de conserver son identitĂ© Juive car c’est seulement, en prĂ©servant le mariage entre Juifs comme le font aussi les Druzes, par exemple, ou les Roumains que l’identitĂ© du peuple vivra.

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Alors imaginez, faire votre alya et dĂ©couvrir qu’en 2018, plus de la moitiĂ© des personnes ayant immigrĂ© en IsraĂ«l ne sont pas reconnues comme juives par la Halakha (loi juive) et par le Rabbinat du pays qui ne fait que son travail, car pour rappel, le judaĂŻsme est contre le prosĂ©lytisme, car seul les gens sans aucun intĂ©rĂŞt ont le droit de devenir Juif, car en effet, ceux qui le font pour se marier avec un Juif (ve) ou pour habiter en IsraĂ«l, n’ont pas le droit, car se convertir au sein du judaĂŻsme est une affaire sĂ©rieuse et honnĂŞte envers D… et pas une affaire d’intĂ©rĂŞt.

Revenons Ă  nos Olim… selon les donnĂ©es publiĂ©es par le Bureau central des statistiques d’IsraĂ«l, la population du pays a augmentĂ© de 173 600 personnes l’annĂ©e dernière. Il y avait un surplus net de 32 600 nouveaux immigrants. Seuls 39% des immigrants sont reconnus comme juifs, contre 54% qui sont classĂ©s comme «autres».

La plupart d’entre eux avaient le droit de s’installer en IsraĂ«l en vertu de la loi sur le retour, en raison de leur ancĂŞtre juif. Les 7% restants sont des Arabes. En comparaison, en 2017, 52% des immigrants Ă©taient reconnus comme juifs. Nous pouvons avoir un ancĂŞtre Juif et ne pas ĂŞtre Juif, car seul cet « ADN » ne passe par la mère, et non le père !

Qui sont ces immigrants ?

– Russie
– Ukraine
– France
– États-Unis

Ils ont un lien avec une « identitĂ© juive » mais rejoignent les milliers d’IsraĂ©liens enregistrĂ©s comme « sans religion » par le ministère de l’IntĂ©rieur. Il sont entre 300 000 et 400 000, et ce nombre ne fait qu’augmenter en raison de la croissance naturelle et de l’immi-gration.

Dans cette situation, les plus laĂŻcs vont attaquer le Rabbinat en disant qu’ils sont la cause car ils ne veulent pas donner le titre de Juif en les convertissant, mais le Rabbinat reste un rabbinat et fait sont travail en respectant la Loi Juive et pas la Loi des gens, ou d’un pays qui n’a pas anticipĂ© les consĂ©quences d’une « loi de retour » douteuse, vu que des gens qui ne sont pas juifs peuvent profiter aussi de cette « loi du retour ».

Du coups, tout le monde souffre, ces personnes « sans religion » ne peuvent pas se marier avec l’autorisation du rabbinat, car elles ne sont pas reconnues comme juives par la Halakha et se voient donc refuser un droit fondamental en tant que citoyens.

Dans les rares cas oĂą les deux partenaires sont rĂ©pertoriĂ©s comme «sans religion», ils peuvent se marier en IsraĂ«l par le biais d’un mariage civil, conformĂ©ment Ă  la loi de 2010. Mais cela dĂ©pend toutefois du rabbinat, qui doit confirmer d’abord que les deux parties ne sont dĂ©finitivement pas juives.