MalgrĂ© les combats qui se poursuivent et une rĂ©alitĂ© sĂ©curitaire complexe, l’attachement des jeunes de la diaspora envers IsraĂ«l ne cesse de s’approfondir. De nouvelles donnĂ©es publiĂ©es par le mouvement « Tsofim Olami » (Éclaireurs mondiaux) rĂ©vèlent une hausse de 33 % des inscriptions au programme des soldats isolĂ©s « Garin Tsabar » depuis les Ă©vĂ©nements du 7 octobre.
Au cours de l’Ă©tĂ© Ă venir, environ 300 jeunes gens et jeunes filles issus de 34 pays doivent arriver en IsraĂ«l — parmi lesquels les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Australie, le BrĂ©sil et l’Inde. D’ici la fin de l’annĂ©e 2026, environ 550 nouveaux immigrants devraient rejoindre le programme au total. Les États-Unis continuent de dominer en nombre de participants, avec 175 nouvelles recrues cette annĂ©e.
Un profil de candidats en pleine mutation
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Les chiffres montrent qu’au-delĂ de la croissance numĂ©rique, un changement significatif s’opère Ă©galement dans le profil des candidats. Depuis 2022, on observe un bond de 85 % du nombre de jeunes religieux participant au programme (soit une multiplication par 2,5). De mĂŞme, le nombre de candidats venus de France a Ă©tĂ© multipliĂ© par 20, tandis que le nombre de diplĂ´mĂ©s du supĂ©rieur ayant choisi de s’enrĂ´ler a progressĂ© de 65 %.
Dans le cadre de cette Ă©volution, le programme lancera cette annĂ©e, en partenariat avec le sĂ©minaire Midrechet Lindenbaum, la deuxième promotion du « Garin Tsabar Torani ». Douze jeunes filles religieuses venues des États-Unis y feront leur alya (soit le double de l’an dernier), combinant Ă©tude de la Torah, prĂ©paration spirituelle et service significatif au sein de Tsahal.
Bien avant d’endosser l’uniforme, les membres du groupe s’investissent dĂ©jĂ dans un vaste programme de bĂ©nĂ©volat. Depuis le dĂ©but de la guerre, les participants ont pris part Ă des travaux agricoles le long de la ligne de front au nord et au sud, Ă la confection de colis pour les soldats, ainsi qu’Ă des actions de soutien auprès des communautĂ©s d’accueil. Rien qu’Ă Ra’anana, oĂą rĂ©sident environ 350 participants du programme, les jeunes ont accompagnĂ© des Ă©lèves et soutenu des familles endeuillĂ©es.
« Depuis toute petite, j’ai ressenti un lien profond avec IsraĂ«l, mais après le 7 octobre, alors que mon frère combattait Ă Gaza, j’ai compris que je voulais moi aussi faire partie de la dĂ©fense du pays, et non rester Ă l’Ă©cart », raconte S., originaire de Chicago, qui doit prochainement s’enrĂ´ler. « La dĂ©cision de faire son alya et de s’engager vient d’un sentiment de responsabilitĂ©, de sionisme et d’une volontĂ© de contribuer. Je m’engage sur ce chemin en sachant que les difficultĂ©s font, elles aussi, partie du sens de cette dĂ©marche. »
Le mouvement « Tsofim Garin Tsabar », fondĂ© en 1991, agit en partenariat avec le ministère de l’Alya et de l’IntĂ©gration, le ministère de la DĂ©fense, l’Agence juive et l’organisation « Massa ». En 35 ans d’activitĂ©, le programme a offert un encadrement Ă plus de 8 000 soldats isolĂ©s, et environ 1 500 soldats et soldates servent aujourd’hui dans son cadre sur tous les fronts.
Raz Perl, prĂ©sident du mouvement des Éclaireurs, a dĂ©clarĂ© : « Ă€ une Ă©poque oĂą la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne est confrontĂ©e Ă des questions complexes de responsabilitĂ© partagĂ©e, le choix de ces jeunes de faire leur alya, de s’enrĂ´ler et de servir est une expression profonde d’engagement et de solidaritĂ© mutuelle. Notre rĂ´le est de veiller Ă ce qu’aucun d’entre eux n’accomplisse ce parcours seul. »
La cĂ©rĂ©monie d’ouverture solennelle de la promotion de l’Ă©tĂ© 2026 se tiendra le 8 septembre dans la salle Smolarz de l’universitĂ© de Tel-Aviv, en prĂ©sence de centaines de nouveaux participants.
Pour aller plus loin sur les jeunes qui font le choix de Tsahal, retrouvez nos articles sur Eden Golan, de l’Eurovision au camp d’entraĂ®nement et sur le petit-fils allemand de nazis venu s’enrĂ´ler dans Tsahal.






