Samedi, le Service des tĂ©lĂ©communications de l’État a dĂ©clarĂ© que plus de 6 sites Web du gouvernement russe, dont le site officiel du Kremlin, Ă©taient en panne et inaccessibles Ă la suite de signalements de cyberattaques sur d’autres sites Web du gouvernement russe et de mĂ©dias de communication d’État.
Anonymous revendique la responsabilité du piratage « continu » des sites du gouvernement russe selon Vasco Cotovio et Mia Alberti de CNN.
Certains sites Web du gouvernement russe Ă©taient toujours indisponibles samedi, alors que l’invasion de l’Ukraine par le pays en est Ă son troisième jour.
Parmi les sites Web qui sont dans le noir figurent le Kremlin et le ministère de la Défense.
Les raisons exactes des pannes ne sont pas claires, mais le groupe international de hackers Anonymous a affirmĂ© qu’il ciblait les sites.
« Anonymous a des opĂ©rations en cours pour maintenir les sites Web du gouvernement.ru hors ligne et pour transmettre des informations au peuple russe afin qu’il puisse ĂŞtre libĂ©rĂ© de la machine de censure d’État de Poutine », a dĂ©clarĂ© le groupe dans un tweet.
Vendredi, les mĂŞmes sites Web russes se sont dĂ©connectĂ©s pendant un certain temps, mais le Kremlin a niĂ© qu’ils Ă©taient ciblĂ©s par Anonymous, selon les mĂ©dias d’État. C’est le troisième jour consĂ©cutif que les sites Web russes sont inaccessibles, du moins pour un certain temps.
Anonymous a dĂ©clarĂ© qu’il travaillait Ă©galement « pour garder le peuple ukrainien en ligne du mieux que nous pouvons ».
Le gouvernement ukrainien a demandé à la communauté des hackers du pays des volontaires pour aider à protéger les infrastructures critiques et mener des missions de cyber-espionnage contre les troupes russes, selon deux personnes impliquées dans le projet. Cependant, on ne sait pas si les deux incidents sont liés.
Alors que les forces russes attaquaient des villes Ă travers l’Ukraine, des demandes de volontaires ont commencĂ© Ă apparaĂ®tre sur les forums de hackers jeudi matin, alors que de nombreux habitants fuyaient la capitale, Kiev.
« La cybercommunautĂ© ukrainienne ! Il est temps de s’impliquer dans la cyberdĂ©fense de notre pays », lit-on dans le message, demandant aux pirates et aux experts en cybersĂ©curitĂ© de postuler via Google docs, Ă©numĂ©rant leurs spĂ©cialitĂ©s, telles que le dĂ©veloppement de logiciels malveillants, et leurs rĂ©fĂ©rences professionnelles.
Yegor Aushev, co-fondateur d’une sociĂ©tĂ© de cybersĂ©curitĂ© Ă Kiev, a dĂ©clarĂ© Ă Reuters qu’il avait Ă©crit le message Ă la demande d’un haut responsable du ministère de la DĂ©fense qui l’a contactĂ© jeudi. La sociĂ©tĂ© d’Aushev, Cyber ​​​​Unit Technologies, est connue pour travailler avec le gouvernement ukrainien pour dĂ©fendre les infrastructures critiques.
Aushev a dĂ©clarĂ© que les volontaires seraient divisĂ©s en cyber-unitĂ©s dĂ©fensives et offensives. L’unitĂ© dĂ©fensive serait utilisĂ©e pour dĂ©fendre les infrastructures telles que les centrales Ă©lectriques et les systèmes d’approvisionnement en eau. Lors d’une cyberattaque de 2015, largement attribuĂ©e aux pirates informatiques de l’État russe, 225 000 Ukrainiens se sont retrouvĂ©s sans Ă©lectricitĂ©.
L’unitĂ© offensive de volontaires qu’Aushev a dit qu’il organisait aiderait l’armĂ©e ukrainienne Ă mener des opĂ©rations d’espionnage numĂ©rique contre les forces d’invasion russes.
« Nous avons une armĂ©e Ă l’intĂ©rieur de notre pays », a dĂ©clarĂ© Aushev. « Nous devons savoir ce qu’ils font. »
Mercredi, un logiciel destructeur a Ă©tĂ© dĂ©couvert circulant en Ukraine et affectant des centaines d’ordinateurs, selon des chercheurs de la sociĂ©tĂ© de cybersĂ©curitĂ© ESET.
Les soupçons sont tombĂ©s sur la Russie, qui a Ă©tĂ© accusĂ©e Ă plusieurs reprises d’avoir piratĂ© l’Ukraine et d’autres pays. Les victimes comprenaient des agences gouvernementales et une institution financière, avait prĂ©cĂ©demment rapportĂ© Reuters.
La Russie a nié les allégations.
L’effort pour crĂ©er une cyberforce militaire est en retard, a reconnu Aushev.
Un responsable de la sĂ©curitĂ© ukrainien a dĂ©clarĂ© plus tĂ´t ce mois-ci que le pays ne disposait pas d’une force cyber-militaire dĂ©diĂ©e, a rapportĂ© le Washington Post. « C’est notre travail de les crĂ©er cette annĂ©e », a-t-il dĂ©clarĂ© au Washington Post.
Joint tard jeudi soir en Ukraine, Aouchev a dĂ©clarĂ© qu’il avait dĂ©jĂ reçu des centaines de candidats et qu’il commencerait Ă enquĂŞter pour s’assurer qu’aucun d’entre eux n’Ă©tait un agent russe.





