Antisémitisme au quotidien dans les écoles publiques allemandes

Selon le site Christian Science Monitor, les chiffres concernant l’antisĂ©mitisme sont frappants. Selon une Ă©tude qualitative de 2017 de l’UniversitĂ© de Bielefeld intitulĂ©e «Juif», six Juifs sur 10 en Allemagne ont subi des «insinuations cachĂ©es» antisĂ©mites, tandis que 9 sur 10 Juifs en Allemagne se sentent «fortement accablĂ©s» par l’antisĂ©mitisme dirigĂ© contre leur famille. »

Les Ă©coles de Berlin ont vu une augmentation des incidents, signalant 41 incidents en 2018, en hausse d’un tiers par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, selon RIAS, une agence de surveillance qui suit les incidents antisĂ©mites.

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RĂ©cemment, dans une Ă©cole publique de Berlin, dit M. Königsberg, un enseignant  n’a pas rĂ©agit apres qu’un garçon a dit Ă  son camarade de classe Juif : «Je dois te tuer.» Le professeur a entendu la remarque, mais n’a rien fait pour intervenir, selon M. Königsberg.

D’autres situations scolaires peuvent ĂŞtre sous-estimĂ©es ou dĂ©sinvoltes, et mĂŞme perpĂ©trĂ©es par des enseignants, ajoute-t-il. Prenez le temps qu’une Ă©cole publique de Berlin a fait une excursion au mĂ©morial de la Shoah de la ville. Une jeune juive de 14 ans, Ă©mue par ce qu’elle voyait, a commencĂ© Ă  sangloter. Son professeur d’allemand lui a dit: «Pourquoi pleures-tu? C’Ă©tait il y a si longtemps. »

Une femme juive dont l’enfant frĂ©quente une Ă©cole publique d’Ă©lite de Berlin a dĂ©clarĂ© qu’elle s’Ă©tait portĂ©e volontaire pour diriger le stand d’IsraĂ«l Ă  la foire internationale de l’Ă©cole. Elle dit qu’elle s’est immĂ©diatement sentie mal Ă  l’aise. Tout d’abord, un enfant d’environ 5 ans est passĂ© et lui a dit: «IsraĂ«l est mauvais». Plus tard, alors que les Ă©tudiants Ă©valuaient le falafel offert au stand, plusieurs ont affirmĂ© que la nourriture n’avait «rien Ă  voir avec IsraĂ«l».

Vers la fin de la foire, une adolescente se pencha sur la table en grondant: «Je souhaite que les falafels soient des grenades et qu’elles explosent sur votre visage.» Un autre parent est intervenu et a Ă©loignĂ© l’adolescent de la table.

La femme a rendu visite Ă  la police au cours de l’agression verbale, mais a finalement dĂ©cidĂ© de ne pas dĂ©poser de rapport. «Je ne pensais pas qu’un jeune de 15 ans devrait avoir un casier judiciaire», dit-elle.

Lorsqu’elle a signalĂ© l’incident au directeur de l’Ă©cole, elle est repartie déçue. «Le problème n’a jamais Ă©tĂ© soulevĂ© auprès de la communauté», explique la femme, qui souhaitait rester anonyme car son enfant est toujours inscrit Ă  l’Ă©cole. «Finalement, le principal est parti. Rien n’a Ă©tĂ© fait. « Il semble que des incidents comme ceux-ci ne soient pas signalĂ©s.