A l’heure oĂą les institutions juives Ă travers la France transforment leurs institutions en forteresses militaires pour leur sĂ©curitĂ©, Ă Paris, les procureurs ont annoncĂ© que les 10 membres du rĂ©seau djihadiste qui ont voulu faire exploser le magasin casher de Sarcelles sont considĂ©rĂ©s comme « très dangereux ».
Quelques jours plus tĂ´t, l’unitĂ© de sĂ©curitĂ© pour les juifs de France, le SPCJ, fait Ă©tat d’une hausse de 45 % dans des attaques antisĂ©mites cette annĂ©e, principalement par les musulmans et une nette augmentation le 19 mars après les meurtres de trois enfants et un Rav Ă Toulouse par un extrĂ©miste musulman d’origine française. « Les terroristes pourraient tenter d’infiltrer les synagogues pour des missions de reconnaissance », selon le SPCJ qui a mis en garde rĂ©cemment les autoritĂ©s.
Alors que 350.000 juifs vivent à Paris, plus que toute autre ville en Europe, il y a de violentes agressions en fréquence croissante. Les Juifs en France font partie de la deuxième plus grande communauté juive en Europe.
A Marseille, 80.000 Juifs vivent avec 250.000 Arabes dans cette ville balnĂ©aire, les dirigeants juifs et laĂŻques disent qu’ils portent leurs kipahs sans crainte d’une attaque, offrant des explications diffĂ©rentes sur la façon dont la paix est maintenue: Certains citent le dialogue inter-religieux, d’autres soulignent la sĂ©grĂ©gation gĂ©ographique et quelques-uns font mention de la menace dissuasive de mouvements juifs.
De 2009 Ă 2011, il y avait deux fois plus d’attaques antisĂ©mites par habitant dans Paris intra-muros que dans Marseille, selon une analyse de 1.397 incidents enregistrĂ©s par la SPCJ. Seulement 59 attaques ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es Ă Marseille, ces mĂŞmes annĂ©es, par rapport Ă 340 Ă Paris intra-muros.
InterrogĂ©e sur JTA, Michele Teboul, reprĂ©sentante rĂ©gional du groupe de coordination du CRIF et des communautĂ©s juives françaises, affirme que ces chiffres sont relativement bas et font partie du «miracle de Marseille. » Elle attribue principalement le travail d’un groupe de dialogue inter-religieux que la municipalitĂ© a créée en 1991.
La femme d’affaires et mère de trois enfants, reste inquiète que cet effet se dissipe face aux «mosquĂ©es qui continuent Ă prĂŞcher la haine ».
Elie Berrebi, directeur Ă Marseille du Consistoire israĂ©lite central et de l’institution responsable de l’administration des services religieux pour les juifs français dĂ©crit la prĂ©sence d’une «petite mais bien placĂ©e » organisation juive comme un Ă©lĂ©ment dissuasif pour les agresseurs musulmans, en disant que l’attaque des Juifs ici comporte des risques spĂ©ciaux.
Mais il y a aussi la « Mafia juive » et environ 50 de ces juifs de Marseille sont actuellement en prison, et la communautĂ© juive leur offre certains services, selon Berrebi. L’un d’eux, identifiĂ© seulement comme Daniel S., a fait l’objet d’un article publiĂ© en AoĂ»t par l’hebdomadaire Marianne intitulĂ© la « La renaissance de la mafia juive. »
Bruno Benjamin, président de la communauté juive de Marseille, rejette la théorie de ce phénomène du « gangster juif ».
« Les Arabes ont beaucoup plus de gangsters», a-t-il dit.
En 2002, Marseille a vu l’incendie d’une synagogue.
«Depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, nous avons pu voir de longues pĂ©riodes de calme interrompu par des Ă©ruptions d’antisĂ©mitisme », a dĂ©clarĂ© Berrebi. Les Juifs dans le nord de Marseille sont les plus touchĂ©s depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, lorsque des attaques antisĂ©mites ont atteint un pic en France. »
D’autres membres de la communautĂ© louant le Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin comme « pro-israĂ©lien»
« Il donne le ton et décourage les pro-palestiniens qui veulent propager l’antisémitisme », a déclaré Berrebi.
MĂŞme ainsi, lorsque la fille de Berrebi a voulu s’installer en IsraĂ«l, personne n’a essayĂ© de l’en dissuader. «Il y a une prise de conscience croissante que nous ne pourrons pas rester ici indĂ©finiment », a-t-il dit.
Jean-Jacques Zenou, 40 ans, est le prĂ©sident de Radio JM, la station de radio de la rĂ©gion juive. Le natif de Marseille dit qu’il souhaite que ses cinq enfants puissent immigrer en IsraĂ«l.
« MĂŞme Ă Marseille, j’ai peur quand je m’arrĂŞte Ă comparer notre rĂ©alitĂ© Ă celle des annĂ©es 1990 », a-t-il dit sur JTA. « Nous avons des rĂ©seaux terroristes, une très forte extrĂŞme droite. Et voila, ce qui s’est passĂ© Ă Toulouse.  »





Marseille ou Paris je pense que c est la meme chose c est eux grande ville francaise !!!