Une application israĂ©lienne pour smartphone permet au public de filmer et de signaler des crimes ou des incidents Ă la police – tels qu’ils se dĂ©roulent a Ă©tĂ© testĂ©e Ă Nice.
« Reporty » a Ă©tĂ© créée Ă l’origine en IsraĂ«l et est utilisĂ©e pour la première fois en France, avec 2 000 volontaires sĂ©lectionnĂ©s pour participer Ă l’expĂ©rience.
L’application permet aux membres du public de filmer un incident ou un crime, et ce faisant, directement le signaler aux services d’urgence et les autoritĂ©s, qui peuvent transmettre non seulement la vidĂ©o et l’audio de la scène, mais aussi l’emplacement exact.
Ayant dĂ©butĂ© le 15 janvier, l’expĂ©rience devrait durer deux mois et les partisans du système disent qu’elle peut ĂŞtre d’une grande aide dans les situations difficiles.
« Par exemple, si un conducteur heurte accidentellement un cycliste, il pourrait ĂŞtre en Ă©tat de choc, et avec seulement l’audio [sur un appel tĂ©lĂ©phonique normal, comparĂ© Ă la vidĂ©o et Ă l’emplacement de l’application], il est parfois difficile de donner sa position ou dĂ©crire la gravitĂ© de la situation « , a expliquĂ© Serge Massierra, directeur des systèmes d’information de la ville de Nice, en s’adressant Ă la source d’information FranceInfo.
Cependant, les critiques – y compris l’opposition du gouvernement socialiste de la ville – disent que le dispositif conduira Ă un «processus de dĂ©nonciation gĂ©nĂ©ralisĂ©e» parmi la population, et pourrait facilement ĂŞtre mal utilisĂ©.
Pourtant, le bureau du maire a promis qu’il y aurait des sauvegardes en place et a distribuĂ© un «manuel d’Ă©thique» aux 2 000 volontaires qui y ont participĂ©. Il a dĂ©clarĂ© que plus l’application a de succès, plus elle est susceptible d’ĂŞtre utilisĂ©e.
Nice est considĂ©rĂ©e comme l’une des principales villes les plus surveillĂ©es en France, et compte dĂ©jĂ près de 2 000 camĂ©ras de vidĂ©osurveillance dans ses rues.
Plus de dĂ©tails sur l’application Reporty : http://reporty.com/about/





