Les discussions entre Israël et le Liban se poursuivent aujourd’hui (mercredi) en Italie, où des équipes de Jérusalem, Beyrouth et Washington se sont réunies à Rome pour le deuxième round de négociations, axé sur le désarmement du Hezbollah et la mise en place d’un dispositif permettant le retrait des forces israéliennes, en parallèle de la levée de la menace pesant sur Israël.
Dans le cadre de ces contacts, l’Italie a récemment été sollicitée pour participer à une force internationale dans le sud du Liban, aux côtés d’autres « pays sérieux », a appris N12 auprès d’une source au fait du dossier.
Un rôle de supervision du retrait pilote de Tsahal
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Selon cette source, Rome envisage favorablement cette démarche, et elle estime qu’elle sera acceptée. L’objectif de cette force serait de superviser et de garantir le succès du projet pilote lancé dans la région, dans le cadre duquel l’armée libanaise entre dans les zones évacuées par Tsahal dans le sud du pays, avec pour mission de les maintenir exemptes de toute présence du Hezbollah.
Plusieurs médias ont récemment rapporté que le nom de l’Italie circulait dans le cadre de l’envoi de forces dans le sud du Liban. Il semble que cette nouvelle force sera, sur le fond, similaire à la Force de stabilisation internationale pour Gaza (ISF), mais selon la source, elle serait composée de pays disposant d’un poids politique plus important.
Selon cette même source, la force pourrait être mise en place « dans un avenir proche ». Le mandat de la FINUL de l’ONU, actuellement présente dans le sud du Liban et composée de nombreux soldats italiens, doit expirer à la fin de l’année — et la nouvelle force pourrait la remplacer en tant que force internationale sur le terrain. Selon certaines discussions, cette nouvelle force pourrait se montrer plus active et plus offensive que la FINUL, laquelle avait été critiquée pour son incapacité à faire face au Hezbollah.
Selon les estimations de la source qui s’est entretenue avec N12, la force devrait compter des milliers de soldats pour chaque pays participant, y compris l’Italie. Elle a exprimé l’espoir que les contacts diplomatiques visant au désarmement du Hezbollah aboutissent — ce qui rendrait superflu le recours à cette force internationale.
Une relation en dents de scie entre Rome et Jérusalem
L’Italie possède une longue histoire d’implication au Liban, tout en étant l’une des alliées les plus influentes et les plus proches d’Israël en Europe — ce qui la place en position d’influence dans le conflit entre les deux pays. Ces derniers mois, un refroidissement a été observé dans les relations entre Jérusalem et Rome, sur fond d’opinion publique hostile en Italie et d’un mécontentement du gouvernement italien à l’égard de plusieurs dossiers. La première ministre italienne Giorgia Meloni avait même annoncé la suspension de l’accord sécuritaire avec Israël, mais dans le tableau d’ensemble, elle demeure une alliée stable qui bloque les sanctions contre Israël au sein de l’Union européenne.
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