Le Japon a retenu ses cotisations annuelles de l’UNESCO, en disant qu’il veut assurer que le corps de l’ONU fonctionne correctement pour favoriser la confiance entre les pays membres.
Le ministre des Affaires Ă©trangères Fumio Kishida, interrogĂ© par un journaliste, a confirmĂ© que le Japon a retenu les cotisations de près de 4 milliards de yens (40 millions de dollars) pour cette annĂ©e. Il a refusĂ© de dire si cela Ă©tait pour protester contre la dĂ©cision de l’UNESCO l’an dernier concernant les documents de Nanking en tant que mĂ©moire du monde ou pour une raison differente.
IsraĂ«l a aussi suspendu sa coopĂ©ration avec l’UNESCO ce vendredi, un jour après que l’agence culturelle des Nations unies a adoptĂ© un projet de rĂ©solution contre IsraĂ«l en affirmant qu’il n y a pas de lien historique entre les Juifs et les lieux saints Ă JĂ©rusalem.
Kishida a dit que la dĂ©cision est basĂ©e sur des observations «globales». Le Japon conteste des vues historiques de la Chine sur le massacre de 1937 et a critiquĂ© la dĂ©cision de l’UNESCO.
Un responsable du ministère des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© plus tard que  » le Japon vĂ©rifie si l’UNESCO est Ă la hauteur de son objectif fondateur pour la promotion de la paix entre les pays membres par le biais de l’Ă©ducation, et cette organisme des Nations Unies fonctionne de façon appropriĂ©e ».
Il n’y a pas de date limite pour un pays membre de verser sa contribution annuelle. Le non-paiement pourrait conduire Ă un pays membre de perdre son droit de vote Ă l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale .
Le Japon fournit 9,7 pour cent du budget de l’UNESCO, le deuxième plus grand donateur du corps sont les États-Unis avec 22 pour cent. Washington a suspendu ses cotisations depuis 2011, lorsque l’AutoritĂ© palestinienne a commencĂ© Ă participer Ă l’UNESCO avec l’appui de la France et son prĂ©sident de l’Ă©poque, Nicolas Sarkozy.
L’UNESCO n’a pas voulu commenter  la dĂ©cision du Japon. Les commentaires de Kishida sont venus juste après qu’ IsraĂ«l a suspendu la coopĂ©ration avec l’agence sur un projet de rĂ©solution en minimisant les liens juifs avec le Mont du Temple et le Mur occidental.
En 2014, la Chine a prĂ©sentĂ© des documents sur le massacre  des citoyens chinois en 1937 par l’armĂ©e japonaise dans ce qui est devenu « le viol de Nanking », (The Rape of Nanking: The Forgotten Holocaust of World War II) que le Japon a largement minimisĂ©. Les documents ont Ă©tĂ© inscrits sur la liste du patrimoine en Octobre dernier.
La Chine affirme que jusqu’Ă 300.000 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es, tandis que les japonais ont largement minimisĂ© ou niĂ© cette pĂ©riode. Le Japon et certains chercheurs disent que le nombre Ă©tait moindre.
Le Japon a critiquĂ© le système d’enregistrement de l’UNESCO, car  » Tokyo n’a pas donnĂ© accès aux documents de vĂ©rification, en ajoutant que le processus manque d’Ă©quitĂ© et de transparence ».




