Deux milliers de personnes sont attendues cet été pour marcher dans une nouvelle Gay Pride, non pas à Tel Aviv ou à Jerusalem, mais cette fois-ci dans la ville très appréciée de la communauté française : Ashdod, la cinquième plus grande ville israélienne.
Jacob Giliov, l’un des organisateurs a dĂ©clarĂ© qu’il trouve Ă©trange que beaucoup de rĂ©sidents d’Ashdod doivent se rendre jusqu’Ă Tel Aviv pour dĂ©couvrir le monde des gays…
Il est difficile dans certains quartier de Tel Aviv aujourd’hui de se promener avec ses enfants sans ĂŞtre confrontĂ© Ă deux hommes qui s’embrassent langoureusement afin de provoquer les familles pratiquantes. Tel Aviv est devenue une ville exclusivement pour les gays, Ashdod le sera-t-elle avec la forte communautĂ© russe dĂ©jĂ prĂ©sente et très attirĂ©e par le monde gay ?
« Ashdod est la ville oĂą j’ai grandi et je ne comprends pas pourquoi je dois dĂ©mĂ©nager Ă Tel Aviv pour ĂŞtre acceptĂ© pour ce que je suis», a dĂ©clarĂ© Giliov, qui a 18 ans. « Pour moi ĂŞtre « homo »est la pire malĂ©diction ici, et pourquoi ne pas ĂŞtre ce que l’on est dans la ville oĂą j’habite ? Nous voulons montrer que nous sommes des homos Ă Ashdod,comme tout le monde. La seule diffĂ©rence entre moi et les autres est mon orientation sexuelle, et je n’ai pas besoin d’expliquer cela Ă d’autres.  »
Mais pourquoi alors faire un gay pride ? Pourquoi ne pas faire comme les couples hĂ©tĂ©ro et vivre son couple dans l’intimitĂ©, sans forcĂ©ment provoquer des communautĂ©s qui ne sont pas forcĂ©ment d’accord avec ce comportement interdit selon la Thora donnĂ©e par Moise ? Pourquoi imposer ses idĂ©es et dĂ©viances aux autres et ne pas vivre sa vie simplement chez soi ?
Giliov, et environ 20 autres homosexuels attendent un permission de la mairie pour présenter plusieurs stands pour organiser leur parade, qui est prévue pour le 21 Juin.
Cet événement tragique pour les communauté orthodoxes des quartiers Zain et Guimel de la ville de Ashdod se fait en collaboration avec le groupe de défense des intérêts israéliens gay 6 Tzvaim, qui devrait se terminer par une fête sur la plage dans la ville portuaire du sud.
La ville d’Ashdod n’a pas confirmĂ© si l’Ă©vĂ©nement aura lieu, mais dit qu’elle va accorder une attention Ă©gale aux demandes de tous les groupes locaux. Ce qui est une rĂ©ponse positive en soit…
«Chaque organisation Ă but non lucratif et locale peut faire des demandes d’une manière organisĂ©e Ă la municipalitĂ©, qui examinera la question en conformitĂ© avec le calendrier annuel des Ă©vĂ©nements approuvĂ©s dans le budget annuel de la ville», la municipalitĂ© a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ©. « Il ne semble pas que Ashdod puisse lĂ©galement se comporter comme le reste des grandes villes en IsraĂ«l qui ont prit position sur cette question. »
Le journaliste Dany Zack, un militant des droits des homosexuels qui aide Ă organiser le dĂ©filĂ©, dit ĂŞtre Ă l’origine et pense que cette dĂ©marche doit ĂŞtre soutenue par un plus grand nombre de rĂ©sidents homosexuels afin d’unir leurs forces pour devenir un plus grand groupe homogène. Il pense que le dĂ©filĂ© sera un insigne d’honneur pour dĂ©montrer la tolĂ©rance des rĂ©sidents d’Ashdod.
«Il est important pour moi de faire partie de cette ville et non une partie du troupeau qui dérive vers le ghetto de Tel-Aviv », a déclaré Zack.
L’enthousiasme ne s’est pas propagĂ© Ă tous les quartiers de la ville, c’est Ă©vident :
« Je suis fermement s’opposer Ă la tenue de l’Ă©vĂ©nement, » a dĂ©clarĂ© Yossef Sheinin, le Rabbin AshkĂ©naze de Ashdod : «Je ne crois pas qu’ils vont permettre un tel dĂ©filĂ© Ă Ashdod. Il souille le pays et le peuple. La ville d’Ashdod est une ville traditionnelle. Je suis sĂ»r que la police ne va pas les soutenir, par crainte d’une guerre civile. De quoi peut-on ĂŞtre fiers ?  »
La municipalitĂ© d’Ashdod a rĂ©pondu que la ville de Ashdod est composĂ© d’une population hĂ©tĂ©rogène et tous les rĂ©sidents reçoivent des services municipaux », sans Ă©gard de religion, de race ou de sexe. »
La communautĂ© Hassidique situĂ© particulièrement dans le Ă©zor zain n’est pas prĂŞte Ă se laisser faire, et il faudra s’attendre Ă des Ă©meutes dans la belle ville de Ashdod.
Par Agnès pour Alyaexpress-News




