Un homme de 35 ans, père de famille, poursuit la caisse d’assurance maladie « Clalit » pour négligence médicale après un retard de diagnostic qui aurait pu lui être fatal. Pendant plus d’un an, malgré des symptômes alarmants, ses plaintes ont été ignorées par les médecins de sa caisse de santé. Ce n’est que lors d’un service militaire de réserve, après les événements du 7 octobre, qu’un médecin militaire a pris ses symptômes au sérieux, révélant un cancer avancé du poumon à un stade critique.

Un diagnostic tardif aux conséquences dramatiques

Dès 2022, l’homme avait consulté à plusieurs reprises son médecin traitant pour des douleurs thoraciques accompagnées d’une toux persistante et de traces de sang. Malgré ces signes inquiétants, aucune radiographie thoracique ne lui avait été prescrite. Quelques mois plus tard, une anomalie fut finalement détectée, mais il ne fut pas soumis à un suivi médical adéquat.

En février 2023, il revint consulter avec les mêmes symptômes, mais une fois encore, aucune investigation approfondie ne fut menée. Ce n’est que lors de son rappel sous les drapeaux, où il se plaignit des mêmes douleurs, qu’un médecin de l’armée lui fit immédiatement passer un examen. Le diagnostic tomba sans appel : un cancer avancé du poumon, nécessitant une intervention chirurgicale d’urgence.

Un combat pour la reconnaissance et l’indemnisation

L’homme dut subir l’ablation partielle de son poumon gauche et suivre un traitement médical intensif. Selon les experts, si la maladie avait été détectée dès 2022, il aurait pu bénéficier d’une intervention moins lourde et augmenter significativement ses chances de survie. Désormais, il fait face à une réduction de son espérance de vie de plus de 50 % sur les dix prochaines années.

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Au-delà des conséquences physiques, l’impact psychologique est considérable : anxiété permanente, peur de l’avenir et difficultés respiratoires chroniques. Il réclame aujourd’hui plus de 2,5 millions de shekels de dédommagements pour faute professionnelle, perte de revenus et préjudice moral.

Son avocat souligne la gravité du cas : « La caisse d’assurance maladie a failli à sa mission de soins. Nous espérons qu’elle assumera sa responsabilité sans prolonger inutilement la procédure judiciaire. »

En réponse, la caisse « Clalit » a simplement indiqué que le dossier était à l’étude et qu’elle fournirait une réponse officielle en temps voulu.