Agam Berger, observatrice militaire israélienne récemment libérée après avoir été détenue par le Hamas, sort aujourd’hui de son silence. Dans une interview accordée à la radio Kan Reshet Bet, elle revient sur son calvaire en captivité et insiste sur la nécessité d’une enquête approfondie sur le massacre du 7 octobre.

L’épreuve du silence et de l’attente

Durant sa détention, Berger et ses codétenues suivaient l’actualité israélienne à travers des émissions radio autorisées par leurs ravisseurs. « On écoutait parfois des interviews, on cherchait des nouvelles de nos familles, on essayait de comprendre ce qui se passait. Avant la libération de juin, l’attitude des geôliers a changé. Mais entendre les débats sur le prix à payer pour notre retour était insupportable, comme si nos vies ne valaient pas assez. »

Face aux conditions de détention, elle décrit une adaptation forcée : « L’alimentation était répétitive, essentiellement du riz, deux repas par jour. Le matin, une pita, au point d’en être écœurée. Il a fallu s’y habituer, mais au début, la faim était constante. »

Un retour surréaliste sous la contrainte

Berger évoque aussi la manière dont son départ lui a été annoncé : « On disait à Liri qu’elle allait juste enregistrer une vidéo, elle n’a compris qu’après qu’elle rentrait chez elle. Moi non plus, je ne savais pas que d’autres filles avaient été libérées avant moi. Un haut responsable est venu m’annoncer que je partais, mais je n’arrivais pas à réaliser qu’une trêve était en place et que, dans deux jours, je serais chez moi. »

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Avant sa libération, elle subit une dernière mise en scène orchestrée par le Hamas : « La veille, ils m’ont emmenée en voiture pour un ‘tour à la mer’. Deux heures de trajet, de vidéos où ils me faisaient répéter des remerciements forcés. Ils nous ont aussi demandé d’écrire une lettre de gratitude. J’ai cédé : ‘Peu importe ce que vous voulez, écrivez-le, je veux juste rentrer chez moi.’ »

Un appel à la vérité et à la justice

Berger conclut son témoignage par une demande essentielle : « Tout doit être examiné, pas seulement pour moi, mais pour ceux qui ont donné leur vie ce jour-là. Des hommes et des femmes ont été assassinés avec une cruauté inimaginable. Ce qui s’est passé aurait pu être évité. »