Alors que la première phase de l’accord sur les otages touche à sa fin, Israël et le Hamas se préparent à une nouvelle phase de négociations. Une délégation israélienne devrait être envoyée au Qatar ou en Égypte dans les jours à venir, mais les exigences du Hamas compliquent considérablement les discussions. Selon des sources sécuritaires israéliennes, le mouvement islamiste vise désormais un échange massif de prisonniers, avec un objectif clair : vider les prisons israéliennes de ses terroristes les plus dangereux.
Un accord temporaire en discussion
À ce stade, 33 otages ont été libérés : 25 vivants et 8 retrouvés sans vie. Mais 59 otages restent entre les mains du Hamas, dont 22 encore en vie. Face aux blocages du dialogue, Israël cherche à obtenir un accord intermédiaire, qui prolongerait la trêve et permettrait la libération de nouveaux otages.
Les négociateurs israéliens estiment qu’un accord pourrait être facilité par le fait que le Ramadan commence la semaine prochaine, ce qui incite les médiateurs à rechercher une période de calme.
Toutefois, le Hamas entend faire grimper les enchères. Selon les évaluations des services de renseignement, le groupe terroriste veut exiger un échange encore plus déséquilibré, en demandant la libération de centaines de prisonniers palestiniens pour chaque otage israélien encore détenu.
Les dons sont la bienvenue en cette situation particulièrement difficile :
Le Hamas mettrait une condition clé sur la table : la libération de figures terroristes emblématiques, parmi lesquelles :
Marwan Barghouti, chef de la seconde Intifada, condamné à cinq peines de perpétuité.
Ahmad Sa’adat, leader du Front populaire de libération de la Palestine et cerveau de l’assassinat du ministre Rehavam Ze’evi.
Ibrahim Hamed, ancien chef militaire du Hamas en Cisjordanie, responsable de multiples attentats-suicides meurtriers.
Selon un haut responsable de l’Autorité palestinienne, cette stratégie vise à renforcer la position du Hamas auprès de l’opinion publique palestinienne, alors que l’organisation fait face à des critiques internes croissantes. À ce jour, environ 50 % des terroristes condamnés à perpétuité en Israël auraient déjà été libérés dans le cadre de cet échange.
Des exigences irréalisables ?
Les négociations s’annoncent extrêmement complexes. Le New York Times rapporte que Moussa Abou Marzouk, haut responsable du Hamas, aurait déclaré que son mouvement exigerait la libération de 500 à 1 000 prisonniers palestiniens pour chaque otage israélien encore détenu.
Israël, de son côté, rejette catégoriquement cette exigence. Les autorités israéliennes affirment que toute négociation plus large est conditionnée à des conditions strictes :
✅ Libération de tous les otages restants
✅ Élimination du Hamas du pouvoir
✅ Démantèlement total de sa branche militaire
✅ Expulsion de ses dirigeants à l’étranger
Or, le Hamas refuse même d’aborder ces questions, rendant toute avancée vers un accord global pratiquement impossible.
Israël prêt à reprendre la guerre
Face à l’impasse, les autorités israéliennes se préparent à une reprise intense des combats à Gaza. Les services de renseignement estiment que l’échec des négociations est inévitable, et que la guerre reprendra avec une intensité accrue sous la direction du nouveau chef d’état-major, le général Ayal Zamir, et avec un soutien renouvelé du président Donald Trump.
Dans le même temps, le Hamas reconstitue ses forces : il recrute de nouveaux combattants, remplace ses commandants éliminés et réorganise ses infrastructures militaires. L’organisation terroriste compte également sur la reprise des trafics d’armes via les tunnels sous le corridor de Philadelphie, une zone stratégique que Tsahal pourrait refuser d’évacuer, malgré les engagements pris.
Un fragile équilibre avant une explosion inévitable
Les négociations sur une « transaction intermédiaire » pourraient aboutir à un compromis temporaire, mais la perspective d’un accord plus large reste hautement improbable. La confrontation entre Israël et le Hamas semble ainsi inéluctable, avec une guerre totale en toile de fond, et une intensification des combats à Gaza dans un avenir proche.
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