Une manifestation a été organisée contre le terrorisme palestinien devant l’hôpital Barzilai à Ashkelon , hier à 18h00, mais 200 avocats arabes ont aussi participé à un autre rassemblement au nom des grévistes de la faim palestinienne dans ce même lieu car dans ce même hôpital se trouve un prisonnier qui pourrait être nourri de force, mais les arabes refusent cette option et manifestent.
Les arabes criaient devant les manifestants juifs :  « Les prisonniers seront libérés, »  puis une confrontation physique entre Arabes et Juifs a débuté.
Pour rappel, c’est Ă l’hĂ´pital Barzilai Ă Ashkelon, que se trouve un dĂ©tenu de sĂ©curitĂ© Mohammed Alan qui fait une grève de la faim depuis 59 jours. D’autre part, des dizaines de manifestants avec des drapeaux d’IsraĂ«l ont scandĂ©: « Mort aux Arabes» et «Mohammed est un cochon », « Aller en Syrie» .De l’autre cotĂ©, on pouvait entendre en arabe  » On sa battra pour la Palestine avec notre sang » .
Ă€ la fin de la manifestation, qui a Ă©tĂ© Ă©galement assistĂ©e par les membres arabes de la Knesset, il y a eu une confrontation physique entre les deux parties avec des jets de pierres. D’importantes forces de police sont arrivĂ©es sur les lieux et ont tentĂ© de sĂ©parer les deux parties avec des pulvĂ©risateurs d’eau.
Cependant, le conflit a continuĂ© et plusieurs personnes ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es. Les manifestants, brandissant des bannières  « grèves de la faim – un droit lĂ©gitime de protester », « libĂ©rer les prisonniers» et la loi inconstitutionnelle contre l’alimentation forcĂ©e « , en disant qu’ils refusent de quitter la manifestation . «Nous sommes en danger », disent-ils.
Les manifestants arabes ont clairement fait savoir que ce dĂ©tenu administratif hospitalisĂ© Ă Â Barzilai est seulement le premier de la sĂ©rie : « Personne ne nous dissuadera de notre droit de rĂ©sidents d’ exprimer notre opinion contre  le gouvernement d’IsraĂ«l : La sĂ©curitĂ© des dĂ©tenus et mettre fin aux dĂ©tentions administratives.  »
Le Procureur Mohammed Amin Tibi a dĂ©clarĂ© Ă Ynet: «Nous sommes venus pour protester contre l’alimentation forcĂ©e de notre ami  M. Alan qui a fait une grĂ©ve de la faim. Nous avons reçu l’approbation de la manifestation, les manifestants de l’autre cĂ´tĂ© ne l’ont pas demandĂ© et ce sont des émeutiers . Nous sommes des avocats, nous avons respecté la loi et eux ne l’ont pas fait.  »Â
Le maire Itamar Shimoni d’Ashkelon a dĂ©clarĂ©: « Malheureusement, Hanin Zoabi et d’autres sont venus Ă Ashkelon pour des provocations. Nous sommes un pays qui respecte la loi, l’hĂ´pital est un lieu qui garde la loi j’en ai parlĂ© avec la direction de l’hĂ´pital et je fais confiance Ă son jugement ; ce sont des mĂ©decins et ils savent quand il y a un danger pour la vie. Je veux rappeler Ă Hanin Zoabi que la ville d’Ashkelon est ouverte Ă tout le monde, les Arabes et les Juifs aussi bien,  je ne suis pas sĂ»r qu’elle pourrait faire cela Ă Damas. Je condamne tous les actes de violence et je sais que la police va agir en conformitĂ© avec et sous la loi « .
Le prisonnier palestinien  a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă l’hĂ´pital Barzilai de l’hĂ´pital Soroka (Beersheva) car les mĂ©decins ont exprimĂ© une forte opposition Ă l’alimentation forcĂ©e, mais selon la loi approuvĂ©e par la Knesset la semaine dernière, le gavage est habituellement effectuĂ© de deux manières : l’ingestion par un tube d’alimentation directement dans l’estomac ou en insĂ©rant (par voie externe) un tube directement dans l’estomac. Une autre façon, qui est plus rare, comprend l’insertion d’un tube dans l’aorte ou l’artère de l’aine.
Ce prisonnier du sud de Shehem a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© le 4 novembre dernier et, selon son avocat Jamil Khatib, il est soupçonnĂ© d’appartenir au Jihad islamique. Suite Ă la grève de la faim qui a commencĂ© le 18 juin, Alan a Ă©tĂ© initialement transfĂ©rĂ© Ă Soroka. La loi sur le sujet a Ă©tĂ© approuvĂ©e la semaine dernière par une majoritĂ© de la Knesset (46 voix pour et 40 contre).
Le porte-parole de la police Lakis a dit, « A 18h00 ont Ă©tĂ© organisĂ©es deux manifestations Ă l’entrĂ©e de l’hĂ´pital Barzilai Ă Ashkelon. La police a sĂ©parĂ© les deux cĂ´tĂ©s et a retirĂ© les drapeaux de l’OLP et matĂ©riel de propagande. Pour les drapeaux israĂ©liens, cela ne semblait pas interdit, mais dĂ©conseillĂ©, vu la violence de nombreux Arabes sur place comme l’ont tĂ©moignĂ© de nombreux manifestants :
Un mère de famille franco-israĂ©lienne avec ses enfants :  » J’ai eu peur de sortir un drapeau d’IsraĂ«l, j’ai eu honte…Certains manifestants m’ont vue avec trois jeunes enfants et m’ont dit de ne pas me balader avec le drapeau, car il y avait en face des Arabes et peut ĂŞtre des terroristes, raison pour laquelle il y avait autant de policiers pour un manif qui n’a pas dĂ©passĂ© 100 personnes. »
Un jeune garçon israĂ©lien :  »  On me demande d’enlever mon Ă©toile ou de la cacher Ă cause desAarabes, au loin qui manifestent…mais moi je suis fière d’ĂŞtre juif ».
A un moment, les manifestants ont commencĂ© Ă crĂ©er un danger pour l’ordre public. Les forces de police d’Ashkelon et l’unitĂ© de policiers du NĂ©guev ont sĂ©parĂ© les deux cĂ´tĂ©s et ont arrĂŞtĂ© deux suspects pour avoir jetĂ© des pierres et d’autres objets. Les manifestants qui se sont rĂ©voltĂ©s ont Ă©tĂ© dispersĂ©s par la cavalerie et alors les protestations se sont terminĂ©es. Il n y a eu de victimes ni parmi les manifestants, ni parmi des policiers ».
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