Les jeunes rĂ©sidents Arabes de Shfaram se remettent encore de l’attaque samedi soir Ă la plage, uniquement parce qu’ils sont arabes, du moins selon leur version. La tĂŞte de l’un d’entre eux montre encore des signes de plaies, les deux hommes ont racontĂ© au journal du matin avec Nesli Barda, ce qui leur est arrivĂ©.
« L’un d’entre eux s’est approchĂ© de nous et nous a demandĂ© qui nous Ă©tions, nous lui avons demandĂ© ce qu’il voulait savoir et il nous a demandĂ© si nous Ă©tions des Arabes, nous avons rĂ©pondu oui, nous n’avons pas vu une telle violence dans le pays, ils Ă©taient ivres, c’Ă©tait prĂ©vu. «Â
« Je pensais que mes amis Ă©taient morts », a dĂ©clarĂ© le jeune rĂ©sident de Shfaram, mĂ©decin de profession Ă Tel Aviv. Mes amis n’ont pas rĂ©pondu, ils ont perdu connaissance, et se sont fait battre juste car ils sont arabes. C’est insupportable, en tant que mĂ©decin, je ne regarde pas quelle religion ou nationalitĂ© a mon patient car nous sommes tous des ĂŞtres humains. «Â
La nuit a eu une Ă©volution dramatique dans l’affaire, le tribunal a libĂ©rĂ© un suspect qui avait menĂ© l’attaque, faute de preuves. « Au moment de l’attaque, mon client dormait chez lui », a dĂ©clarĂ© l’avocat de Lior Bar Zohar, qui le reprĂ©sente. « La police n’a pas inspectĂ© les camĂ©ras dans le bâtiment oĂą il habite, et son nom a Ă©tĂ© donnĂ© par des criminels qui coopèrent avec la police. »
Le journaliste mĂ©dico-lĂ©gal, Adi Meiri a dĂ©clarĂ© que la police a confirmĂ© que le suspect a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© sur un fond de renseignement, et Ă ce stade de l’enquĂŞte il est très difficile de prouver un passĂ© raciste », a ajoutĂ© Meiri. « La police examine encore la preuve que l’une des victimes a parlĂ© avec une femme qui Ă©tait avec les assaillants et qui a Ă©tĂ© l’Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur de l’attaque. En outre, il y a une contradiction entre la version d’ĂŞtre attaquĂ© et le tĂ©moignage donnĂ© Ă la police, et que lors de l’attaque, ils n’étaient pas dix. »
Mais ce qui a Ă©tĂ© moins mĂ©diatisĂ© est que ce sont des Juifs qui ont sauvĂ© les Arabes de blessures plus graves, car en effet, ce dimanche, les mĂ©dias israĂ©liens ont interrogĂ© l’un d’eux, Yair Elalouf qui a sauvĂ© les trois rĂ©sidents de Shfaram sur cette plage de Kiryat Haim. Selon Yair Elalouf « un groupe de russes » a battu les Arabes avec des bâtons et des chaĂ®nes, et d’autres vacanciers, sept ou huit douzaines de personnes ont regardĂ© le passage Ă tabac sans tenter d’intervenir.
Yair Elalouf a dĂ©clarĂ© que les attaquants Ă©taient plus nombreux car en effet, trois ont Ă©tĂ© battus par huit ou dix personnes parlant entre elles la langue russe. Selon les hommes, s’il n’avait pas interfĂ©rĂ© avec un ami, les victimes auraient Ă©tĂ© battues Ă mort.
Ces tĂ©moignages coĂŻncident parfaitement avec les paroles des victimes elles-mĂŞmes et de leurs proches. Aujourd’hui, les jeunes ont rencontrĂ© leur sauveur Ă Krayot et l’ont chaleureusement remerciĂ©, l’appelant « le hĂ©ros de Shfaram ». « Sans vous, nous n’aurions pas survĂ©cu », ont dĂ©clarĂ© les Arabes.
Yair Elalouf a soulignĂ© qu’il ne pensait pas Ă la nationalitĂ© des battus et qu’il aiderait toute personne dans une telle situation.
Le samedi, la police a arrĂŞtĂ© deux suspects dans le passage Ă tabac, mais l’un d’entre eux a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© par le tribunal selon la police, car selon le juge, ils n’ont pas pris la peine de vĂ©rifier son alibi.







