Aujourd’hui : souvenir Ă  la mĂ©moire des juifs tunisiens lors de la marche de la vie Ă  Auschwitz

La « Marche de la vie » qui aura lieu aujourd’hui (mardi) Ă  14h30 dans le camp d’Auschwitz en Pologne marque le 35e anniversaire de sa fondation. Pour la première fois, cette annĂ©e, une torche sera allumĂ©e Ă  la mĂ©moire des Juifs de Tunisie sous l’occupation nazie.

Au total, sept balises seront allumĂ©es lors de la cĂ©rĂ©monie. En plus de la torche Ă  la mĂ©moire des juifs tunisiens, une torche sera allumĂ©e pour lutter contre l’antisĂ©mitisme, qui sera allumĂ©e par l’homme d’affaires judĂ©o-amĂ©ricain Robert Kraft ;

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Shoah — Wikipédia

Un autre marquant la prĂ©servation et la transmission de la mĂ©moire, qui sera allumĂ© par le Dr Miriam Adelson (divulgation complète : le Dr Miriam Adelson est l’Ă©ditrice de « Israel Today »)

Une autre balise marquant la deuxième gĂ©nĂ©ration, qui sera allumĂ© par le prĂ©sident du conseil d’administration de l’Agence juive Mark Wilf

Une autre balise symbolisant les Justes parmi les Nations, qui sera levé par le vice-président de la Marche de la Vie, Baruch Adler

Une autre symbolisant la sécurité du peuple juif, qui sera levé par les ambassadeurs américains passés et présents Tom Neides et David Fridmann

Une torche de renaissance qui sera levée par le président du Fonds national pour Israël, Yifat Ovadia-Lusky.

Camp de concentration d’Auschwitz, photo : Getty Images

Haim Taieb, 62 ans, originaire d’Olash, juif tunisien de troisième gĂ©nĂ©ration sous l’occupation nazie, lèvera une torche lors de la cĂ©rĂ©monie, aux cĂ´tĂ©s de son Ă©pouse Iris, rescapĂ©e d’Auschwitz de troisième gĂ©nĂ©ration, Ă  la mĂ©moire des juifs tunisiens et Ă  la mĂ©moire de sa grand-mère Miriam Heyman et sa sĹ“ur Eva qui ont survĂ©cu Ă  Auschwitz.

Publication | Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Il a Ă©galement ajoutĂ© que « je marcherai avec dans mon cĹ“ur mon grand-père, Haim Taieb, d’après qui je porte le nom, qui a Ă©tĂ© contraint aux travaux forcĂ©s et qui a Ă©tĂ© retrouvĂ© avec la peau et les os, battu et meurtri. Il est important que nous nous souvenions de l’histoire du Holocauste des communautĂ©s sĂ©farades »
L'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale : une mémoire  douloureuse parfois méconnue

« Notre rĂ´le hier, aujourd’hui et demain est de diriger et de perpĂ©tuer les valeurs internationales qui expriment la solidaritĂ© et le respect mutuel entre les peuples oĂą qu’ils se trouvent, pour faire en sorte que nous ne verrons jamais un autre holocauste humain – ni en Europe, ni en Afrique du Nord ni n’importe oĂą ailleurs dans le monde. »

Après l’entrĂ©e des nazis en Tunisie en novembre 1942, environ 5 000 hommes ont Ă©tĂ© recrutĂ©s de force pour construire des camps et des fortifications. Parmi les familles qui ont Ă©tĂ© envoyĂ©es, la famille du père de Taieb – le grand-père Haim, et Sion, le frère de sa grand-mère, ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux travaux forcĂ©s.

La législation antijuive en Afrique du Nord | Encyclopédie multimédia de la  Shoah

Le grand-père de Taieb a dĂ©clarĂ© qu’ils avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s dans un champ abandonnĂ©, oĂą les Allemands voulaient installer un camp d’extermination. Il a parlĂ© des conditions de vie inhumaines, du peu de nourriture impropre Ă  la consommation humaine, de la faim et des maladies qui Ă©clataient en raison du manque de conditions d’hygiène Ă©lĂ©mentaires, et surtout de la peur Ă©norme des bombardements des Allemands.