Fitch Ratings a dĂ©gradĂ© la note de crĂ©dit de la France d’un cran Ă AA-. L’Ă©conomie française est classĂ©e 7e au monde (devant l’Italie et le Canada) et 3e en Europe après l’Allemagne et le Royaume-Uni.
La motivation du dĂ©classement de la France devrait-elle inquiĂ©ter les IsraĂ©liens ? Fitch Ă©crit que « l’impasse politique et les mouvements sociaux prĂ©sentent un risque pour le programme de rĂ©forme de Macron et pourraient crĂ©er une pression pour une politique budgĂ©taire plus expansionniste et l’inversion des rĂ©formes mises en Ĺ“uvre ». On parle de manifestations de protestation Ă plusieurs millions de dollars contre la rĂ©forme des retraites approuvĂ©e par le gouvernement français.
La France, selon les Ă©conomistes de Fitch, souffre d’un important dĂ©ficit budgĂ©taire et d’une croissance Ă©conomique modeste. Selon les prĂ©visions de l’agence, le dĂ©ficit budgĂ©taire du pays passera Ă 5% cette annĂ©e, alors qu’en 2022 il Ă©tait d’environ 4,7%. En 2022, le dĂ©ficit Ă©tait de 111,6 % du PIB de la France. Le gouvernement vise Ă le ramener Ă 108,3% du PIB en 2027. L’objectif de l’Union europĂ©enne est de ramener le dĂ©ficit du pays Ă 60% du PIB.
Fitch est la première des trois principales agences de notation à dégrader la dette souveraine de la France suite à la réforme des retraites.
Ă€ la mi-avril, Moody’s a changĂ© la perspective d’IsraĂ«l de « positive » à « stable », mais a laissĂ© la note inchangĂ©e. L’agence a averti que la poursuite de la rĂ©forme judiciaire pourrait conduire Ă une rĂ©trogradation. IsraĂ«l, comme la France, est secouĂ© par des manifestations de masse, mais le dĂ©ficit budgĂ©taire d’IsraĂ«l est bien meilleur : en 2022, il Ă©tait de 60,9 % du PIB (contre 68 % la première annĂ©e de la pandĂ©mie). C’est un indicateur dont Paris ne peut que rĂŞver.





