Lors du jour du vote sur le projet de loi visant à dissoudre la Knesset il y a deux mois, Ayelet Shaked et son mari Ofir se sont assis devant la télévision et ont regardé les émissions en direct de la Knesset.
Lorsque la loi a Ă©tĂ© adoptĂ©e et qu’il s’est avĂ©rĂ© qu’IsraĂ«l devrait Ă nouveau assister Ă de nouvelles Ă©lections, Shaked s’est pris la tĂŞte avec les mains et a dit : » Oh, non, je ne crois pas que cela m’arrive « , se souvient l’ancienne ministre de la Justice. « Elle a compris ce qui allait se passer et nous avions dĂ©jĂ prĂ©vu une vie agrĂ©able et confortable pour quelques bonnes annĂ©es. » a dit son mari.
Lorsque Shaked parle de bien vivre, elle entend notamment les offres d’emploi sĂ©duisantes sur le marchĂ© privĂ© qui ont Ă©tĂ© inondĂ©es après que le parti de Naftali Bennett est restĂ© en dehors de la Knesset. Mais au lieu de diriger une sociĂ©tĂ© de haute technologie ou du cannabis mĂ©dical, Shaked a commencĂ© cette semaine Ă prĂ©sider la nouvelle droite, et cette femme laĂŻque du nord de Tel-Aviv est devenue la figure la plus influente et la plus intrigante des partis sionistes religieux et de quiconque pourrait diriger le bloc Ă la droite du Likoud.
Dans la première interview depuis le retour politique retentissant, publiĂ© aujourd’hui dans le supplĂ©ment « 7 jours », Shaked a rĂ©vĂ©lĂ© qu’elle soutiendrait Netanyahu, avec des conditions :
« Nous ne le recommanderons qu’Ă la condition qu’il forme un gouvernement de droite et non un gouvernement de gauche avec Gantz et Amir Peretz », dit-elle. « En 2009, il a prĂ©sentĂ© Ehud Barak. En 2013, il a signĂ© pour la première fois avec Tzipi Livni. En 2015, il a tentĂ© d’inclure Bozi, et nĂ©gocie maintenant avec Avi Gabai. Je n’ai aucune intention de recommander Netanyahu. Stav Shafir sera alors ministre de la Justice et Avi Nissenkorn sera ministre des Finances. «Â
Shaked ajoute: « Nous recommanderons Netanyahu, mais Ă condition qu’il forme un gouvernement de droite et que les valeurs qui sont importantes pour nous dans l’État d’IsraĂ«l ne soient pas vendues sur l’autel de la coalition. » « Si Netanyahu ne rĂ©ussit pas Ă former le prochain gouvernement, il n’y aura pas de date butoir », a-t-elle dĂ©clarĂ©, « Nous ne soutiendrons pas d’autres Ă©lections. »
Dans l’interview, Shaked a Ă©voquĂ© les rĂ©centes tempĂŞtes impliquant ceux qui pourraient devenir ses partenaires sur la liste – les ministres Rafi Peretz et Bezalel Smotrich. « Je m’oppose aux traitements de conversion », dit Shaked Ă propos de la dĂ©claration de Rabbi Peretz, « mais la tempĂŞte et le lynch contre lui ont Ă©tĂ© exagĂ©rĂ©s ». Shaked n’est pas non plus Ă©mu par les remarques de Smotrich sur un État halakhique. « Eh bien, vraiment, pour remonter Ă l’Ă©poque du roi David – c’Ă©tait une phrase très infructueuse qui ne correspond pas Ă la rĂ©alitĂ© – personne ne s’y rĂ©fère, et Smotrich lui-mĂŞme ne le pense pas ».
Shaked ne cache pas son dĂ©sir de retourner au ministère de la Justice. « Je me suis beaucoup plus dans ce ministere. L’un d’entre eux est la clause de dĂ©sengagement, Ă laquelle tous et Kahlon nous sommes opposĂ©s, mais elle pourrait ĂŞtre adoptĂ©e Ă la prochaine session. »
L’interview complète sera aujourd’hui au Yedioth Ahronoth, dans le supplĂ©ment « 7 jours ».






