Bachar al-Assad prend de la distance avec le Hezbollah et demande à son armée de ne pas les aider

Alors que les hostilitĂ©s au Liban se poursuivent et s’intensifient, les habitants du monde arabe se demandent pourquoi le prĂ©sident syrien Bachar al-Assad continue de prendre ses distances par rapport Ă  ce qui se passe. Jusqu’Ă  prĂ©sent, il n’a fait aucun commentaire significatif sur les Ă©vĂ©nements au Liban et a seulement adressĂ© ses condolĂ©ances au Hezbollah après la liquidation de Hassan Nasrallah.

De plus, l’intensification des travaux d’ingénierie de Tsahal à la frontière entre le plateau du Golan et la bande démilitarisée frontalière avec la Syrie ne l’a pas incité à sortir de son silence.

Hier, Reuters, citant des sources de sĂ©curitĂ© de la FINUL et de l’armĂ©e syrienne , a rapportĂ© que dans la zone spĂ©cifiĂ©e, l’armĂ©e israĂ©lienne avait nettoyĂ© le territoire, dĂ©placĂ© la clĂ´ture sĂ©parant la zone dĂ©militarisĂ©e vers la Syrie et creusĂ© un grand nombre de nouvelles fortifications, qui pourraient indiquer l’expansion des opĂ©rations terrestres contre le Hezbollah.

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La Quatrième Division de l’armĂ©e syrienne, dirigĂ©e par le frère du prĂ©sident Maher al-Assad, a pris une sĂ©rie de mesures pour Ă©viter de nouvelles frappes israĂ©liennes, qui ciblent gĂ©nĂ©ralement les quartiers gĂ©nĂ©raux et les rassemblements de militants pro-iraniens, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Les dirigeants de la Division ont également ordonné qu’aucun transfert d’armes ni aucun stationnement de membres du Hezbollah et de milices iraniennes au quartier général et dans les bases de la Quatrième Division, par crainte d’être exposés aux attaques israéliennes.

Carolyn Rose, analyste en chef de l’Institut amĂ©ricain New Lines, a commentĂ© la situation dans une interview accordĂ©e Ă  la publication qatarienne Al-Arabiya . Selon elle, le silence de Bachar al-Assad et de son rĂ©gime indique une volontĂ© de rester Ă  l’Ă©cart d’une confrontation directe avec IsraĂ«l, car les forces de sĂ©curitĂ© et l’armĂ©e syriennes ne seront pas en mesure de mener une campagne dĂ©fensive ou offensive Ă  long terme contre IsraĂ«l. armĂ©e.

Un certain nombre d’autres analystes estiment Ă©galement que ce n’est tout simplement pas le cas pour la Syrie Ă  l’heure actuelle, car la crise syrienne se poursuit et le pays reste confrontĂ© Ă  une grave menace terroriste – en plus de problèmes internes, sĂ©curitaires et Ă©conomiques. La Syrie tente actuellement de se concentrer sur la rĂ©solution de ces problèmes plutĂ´t que de s’impliquer dans de nouveaux conflits dans la rĂ©gion.

Ă€ son tour, Al-Jazeera écrit, citant une source de l’armĂ©e syrienne, que l’armĂ©e russe a quittĂ© le poste d’observation de Tal el-Hara, qui est le point culminant de la province de Daraa, dans le sud de la Syrie. Selon la source, les Russes sont partis en raison d’accords avec les IsraĂ©liens pour Ă©viter un affrontement.

En outre, un officier de l’armĂ©e syrienne a dĂ©clarĂ© que mardi matin, le commandement avait ordonnĂ© aux forces paramilitaires syriennes de se retirer de la rĂ©gion sud de Quneitra, dans le Golan, dans les 24 heures. Deux sources des factions armĂ©es irakiennes ont Ă©galement dĂ©clarĂ© que les combattants des factions avaient reçu l’ordre de se retirer des zones de la campagne sud de Quneitra après que des chars israĂ©liens aient Ă©tĂ© repĂ©rĂ©s dans la rĂ©gion.

Les deux sources ont dĂ©clarĂ© que les combattants irakiens avaient reçu pour instructions de ne pas s’engager dans des affrontements directs avec les forces israĂ©liennes.