Ben Caspit consacre sa chronique Ă  Gadi Eizenkot

Vendredi Ă  11 heures, le fils de 25 ans de l’ancien chef d’Ă©tat-major et membre du cabinet militaire restreint, le gĂ©nĂ©ral Gadi Eisenkot, dĂ©cĂ©dĂ© dans la bande de Gaza, sera enterrĂ© Ă  Herzliya.

Ben Caspit lui consacre une chronique dans Maariv , qui m’Ă©meut jusqu’aux larmes.

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Lorsque Gadi Eizenkot a reçu le message de la mort de son fils, il se trouvait avec Benny Gantz lors d’une inspection dans la bande de gaza. Les deux fils se battent. Lorsque le policier s’est approchĂ© d’eux, ils se sont regardĂ©s et ont compris. Cette fois, la tragique nouvelle arriva Ă  Gadi.

«C’est un homme modeste, le plus grand patriote, homme d’État, pragmatique jusqu’Ă  la sĂ©cheresse. « Golanchik », fils de juifs marocains, nĂ© Ă  TibĂ©riade, Ă©levĂ© Ă  Eilat, n’a jamais fait de rĂ©clamations. « Ne soyez pas un NoĂ©, distinguez-vous », a-t-il rĂ©pondu Ă  ceux qui tentaient de parler en dĂ©tail de ses origines et de ses Ă©preuves. », Ă©crit Caspit.

«Cet homme portait l’uniforme depuis 42 ans. Il avait dĂ©jĂ  reçu une balle dans la tĂŞte et a survĂ©cu. Il a payĂ© sa dette envers la sociĂ©tĂ©. Pourquoi devrait-il perdre son fils Gal, qu’il aime tant ?

«L’annĂ©e dernière, depuis le coup d’État, Eizenkot a rejoint le camp d’État. L’officier dĂ©tendu, calme, analytique et cool a perdu son sang-froid. Son visage Ă©tait sombre. J’ai eu plusieurs conversations avec lui, dont je suis ressorti avec une grande tristesse. De tous ceux qui ont prĂ©venu le public de l’imminence du dĂ©sastre, Eizenkot Ă©tait le plus cĂ©lèbre.»

« Pour la première fois de sa vie, il avait vraiment peur pour le sort du pays. J’ai essayĂ© de comprendre pourquoi il Ă©tait si inquiet. Je l’ai rencontrĂ© dans les derniers jours de la Seconde Guerre du Liban. Il a ensuite Ă©tĂ© chef du dĂ©partement des opĂ©rations.

Contrairement au sentiment gĂ©nĂ©ral qui prĂ©valait Ă  l’époque, il pensait que la guerre se terminait par une victoire israĂ©lienne. » « Le 7 octobre, j’ai compris, poursuit Ben Caspit. «Eizenkot s’est rendu compte que le ciel s’Ă©tait assombri par des nuages d’orage. Il craignait que les ennemis d’IsraĂ«l n’interprètent mal la division interne d’IsraĂ«l.

Il a essayĂ© de faire descendre les fous du toit, mais ils ne l’ont pas Ă©coutĂ©. «Tous les officiers supĂ©rieurs, Ă  commencer par le chef d’Ă©tat-major Herzi Halevi, ont poussĂ© un soupir de soulagement lorsque deux chefs d’Ă©tat-major, le 21e et le 20e, ont rejoint le cabinet de guerre. Ils l’ont fait devant la communautĂ© internationale et en particulier devant les AmĂ©ricains, qui ont un grand respect pour Gantz et ont Ă©galement appris Ă  respecter Eizenkot.

Ils ont également aidé Netanyahu à consolider ce qui lui restait de légitimité. Lorsqu’il est entré dans la salle de guerre, il ne pensait qu’à Tsahal, à ses officiers, à ses soldats, à la nécessité de sortir l’armée et le pays du trou noir dans lequel ils sont tombés le 7 octobre. Mais lui-même est tombé dans le trou.