Benny Gantz aux funérailles : « Je vais déménager en bordure de la bande de Gaza »

Le prĂ©sident du Camp d’État, le ministre Benny Gantz, a rendu ce soir (mercredi) un Ă©loge funèbre Ă  son ami Ă  la tĂŞte du Conseil de Shaar HaNegev, Ofir Liebstein, lors de ses funĂ©railles. Lors de son discours, il a dĂ©clarĂ© : « Pour que les initiatives d’Ofir et sa vision se rĂ©alisent, pour que le paradis du NĂ©guev occidental soit reconstruit – j’ai personnellement l’intention de vivre ici, dans ce paradis qui sera construit ».

L’Ă©loge funèbre complet de Benny Gantz lors des funĂ©railles : « Foule distinguĂ©e, citoyens d’IsraĂ«l qui nous regardent, la famille Liebstein m’est si chère, il y a exactement trois semaines aujourd’hui, Ă  cette heure-lĂ , avant Black Sabbath, j’Ă©tais chez vous. . J’ai eu le privilège d’entendre Ophir parler Ă  nouveau de 95% de paradis, qui s’est transformĂ© en 100% d’enfer en une matinĂ©e.

« Cher PrĂ©sident, vous avez dit des choses belles et vraies sur Ofir, et je suis sĂ»r que beaucoup d’autres choses seront dites ici sur Ofir, tout ce qui peut ĂŞtre dit. Je l’ai simplement aimĂ©. Et je l’aime toujours. La tĂŞte comprend, et le cĹ“ur refuse de digĂ©rer qu’Ofir est au passĂ©. Mais avec votre permission, je veux aussi profiter de cet endroit et de ce moment difficile pour dire quelque chose que je pense possible qu’Ophir aurait dit Ă  un tel moment.

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« Rose, quand j’Ă©tais chez toi, Ophir m’a dit, dans un contexte diffĂ©rent – qu’eux, les membres du conseil, les rabbins, les Ă©quipes Ă©ducatives, les Ă©quipes Chachi avec lesquelles nous siĂ©gions – comprenaient ce qui ils faisaient, et que nous, les dirigeants, devons assurer le pour quoi. Nous sommes dĂ©sormais en guerre pour le « quoi ».

« D’oĂą nous sommes, il est difficile de voir le « Sud en rouge » dirigĂ© par Ofir. Il est difficile de voir les communautĂ©s. Il est difficile de voir comment la combinaison des mots Kfar et Gaza va ensemble et comment ils peuvent se connecter. Entre un lieu calme et communautaire, et un lieu d’oĂą sortaient des monstres. D’oĂą nous sommes, il est difficile de voir le paradis. »

« Alors je suis lĂ  malgrĂ© la difficultĂ© et la douleur, pour tout d’abord vous dire dĂ©solĂ© Ă  tous. DĂ©solĂ© de ne pas avoir rĂ©ussi Ă  vous sauver. Je ne suis pas arrivĂ© Ă  sauver Ofir et tous les autres. Et je suis lĂ  pour vous assurer, ainsi qu’Ă  tous les citoyens d’IsraĂ«l, que nous ne nous arrĂŞterons pas tant que nous n’aurons pas rĂ©alisĂ© le rĂŞve d’Ofir et de ses amis et que nous n’aurons pas reconstruit un paradis Ă  100%. « 

« Pour que les initiatives d’Ofir et sa vision se rĂ©alisent, pour que le paradis du NĂ©guev occidental soit reconstruit. J’ai personnellement l’intention de vivre dans ce paradis construit dans le NĂ©guev occidental. Nous sommes en guerre non seulement pour votre maison, habitants de la bordure de Gaza mais pour toutes nos maisons. Cela prendra du temps, la guerre dans le sud et si cela est nĂ©cessaire dans le nord ou ailleurs, cela peut prendre des mois, mais la construction prendra des annĂ©es. Ce n’est que lorsqu’elle sera terminĂ©e que nous gagnerons. »

« Chère Rose », a dĂ©clarĂ© Gantz Ă  sa veuve, « vous avez dit dans une interview il y a quelques jours que vous Ă©tiez dĂ©sormais en mode de survie. Nous sommes tous dedans, et ensemble, dans l’esprit d’Ofir, nous ne survivrons pas seulement, nous gagnerons et vaincrons Ă©galement. Nous nous souviendrons d’Ofir et de nos hĂ©ros et apporterons de bons jours comme ceux-ci. Ofir et ses amis se sont consacrĂ©s Ă  donner toute leur vie, toute leur vie. Notre mission n’est pas seulement de vaincre le Hamas, mais aussi de garantir que le sud est un paradis Ă  100%. »

« Après la guerre, après avoir gagnĂ©, dans chaque arène oĂą nous combattons, nous nous consacrerons Ă  cette tâche de construction. Parce qu’Ofir vit pour l’espoir, pour le pays, pour sa communautĂ© et pour sa famille, et il est tombĂ© amoureux d’eux. Nous aussi vivrons et se battront pour le mĂŞme objectif. L’histoire d’Ofir, est une histoire d’amour et d’obscuritĂ©. Maintenant, il fait sombre. Mon cher Ofir, je t’aime et tu me manques, merci pour le privilège de te rencontrer. Nous continuerons sur ton chemin. Nous avons de la dĂ©termination, nous avons de l’amour, et nous allons gagner. »