Le soir des élections, les électeurs se sont couchés avec le président américain Donald Trump et se sont réveillés avec le président élu Joe Biden.
Les pays du Moyen-Orient se sont prĂ©parĂ©s Ă la possibilitĂ© que les Ă©lections basculent en faveur du candidat dĂ©mocrate, et certains – peut-ĂŞtre poussĂ©s par des sondages prĂ©disant la victoire de Biden – n’ont pas attendu pour pousser Ă la normalisation des relations avec IsraĂ«l.
La majoritĂ© des pays du Moyen-Orient, y compris IsraĂ«l, n’ont pas cachĂ© qui ils prĂ©fĂ©reraient voir dans le bureau ovale. Au cours de son mandat, Trump a rĂ©tabli le statut des États-Unis en tant qu’acteur du pouvoir dans la rĂ©gion.
Après les politiques douces de l’administration Obama, Trump n’a pas perdu de temps pour remettre l’Iran et la Russie Ă leur place. Il n’a pas hĂ©sitĂ© Ă Ă©liminer le gĂ©nĂ©ral Qassem Soleimani, chef de la Force Qods, la tristement cĂ©lèbre branche d’opĂ©rations noires extraterritoriales de l’Iran, ni n’a hĂ©sitĂ© Ă riposter contre l’utilisation par le prĂ©sident syrien Bashar Assad d’armes chimiques contre son propre peuple.
Son administration a imposĂ© des sanctions Ă©conomiques Ă©touffantes Ă TĂ©hĂ©ran et Ă Damas, et dans l’ensemble, s’agissant de l’arène internationale, Trump n’Ă©tait pas un jeu d’enfant.
L’histoire attribuera Ă Trump son soutien indĂ©fectible aux alliĂ©s de l’AmĂ©rique dans le monde arabe, son soutien Ă IsraĂ«l, ainsi que les efforts qu’il a dĂ©ployĂ©s pour favoriser et prĂ©server la stabilitĂ© rĂ©gionale et faire progresser les relations israĂ©lo-arabes.
Pourtant, tous les yeux sont maintenant sur Biden. Il n’est peut-ĂŞtre pas Trump, mais il n’est pas non plus Barack Obama. Biden est familier avec les forces qui conduisent le Moyen-Orient et est attachĂ© Ă la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l, mais il est connu pour prendre tout ce qui concerne le Moyen-Orient avec un grain de sel considĂ©rable.
Sa mĂ©fiance inhĂ©rente est enracinĂ©e dans plusieurs facteurs : Premièrement, la plupart des rĂ©gimes dĂ©mocratiques ont tendance Ă analyser le Moyen-Orient Ă travers un prisme occidental – c’est ce qui a poussĂ© l’administration Obama Ă soutenir l’Ă©viction du prĂ©sident Ă©gyptien Hosni Moubarak en 2011, donnant le pouvoir Ă Abdel Fattah el-Sissi apres avoir renversĂ© Mohamed Morsi, un homme des Frères musulmans, Ă la tĂŞte de l’Égypte en 2014.
Tout comme Trump a pris soin de considĂ©rer sa base Ă©lectorale Ă©vangĂ©lique pendant la campagne Ă©lectorale, les administrations dĂ©mocrates sont Ă©galement attachĂ©es Ă leur Ă©lectorat libĂ©ral et progressiste, qui critique souvent les rĂ©gimes arabes, ainsi qu’IsraĂ«l.
Ces cercles gardent leurs sympathies pour le régime des ayatollahs en Iran et même pour le régime du Hamas dans la bande de Gaza.
Trump n’a pas tolĂ©rĂ© cela et il a refusĂ© de permettre aux Palestiniens de reporter – sans parler de leur veto – ses plans pour le Moyen-Orient.
Le résultat a été un calme relatif dans la région palestinienne, car ils avaient perdu leur motivation à provoquer la violence, tandis que les États sunnites modérés ont salué une percée dans les relations israélo-arabes.
Il semble que Biden souscrive toujours Ă l’idĂ©e que la question palestinienne est au cĹ“ur de tout ce qui afflige la rĂ©gion, rĂ©duisant ainsi les chances de rĂ©soudre le problème.
Ensuite, bien sĂ»r, il y a la question iranienne. Biden semble dĂ©terminĂ© Ă apaiser et Ă essayer de convaincre l’Iran de renoncer Ă son aspiration nuclĂ©aire de sa propre volontĂ©. Cela ne tient pas compte de la menace que l’Iran reprĂ©sente pour toute la rĂ©gion et, au moins, l’histoire a prouvĂ© que l’apaisement ne fait que rendre l’Iran plus effrontĂ© et agressif.
On ne peut qu’espĂ©rer que Biden soit prĂŞt Ă Ă©couter diffĂ©rents points de vue concernant les politiques de son administration et que dans certains domaines, il n’hĂ©sitera pas Ă suivre les traces de Trump.
Source : Jewish News Syndicate





