Un tribunal italien a statuĂ© ce soir (samedi Ă dimanche) sur la libĂ©ration des trois suspects dĂ©tenus pour interrogatoire Ă la suite de la catastrophe du tĂ©lĂ©phĂ©rique, environ quatre jours après leur arrestation. Selon le soupçon, les trois, qui comprennent le PDG, le directeur des opĂ©rations et le responsable du service, Ă©taient responsables de l’utilisation de l’installation de la «fourche», un outil qui empĂŞchait le bon fonctionnement des freins d’urgence. Celles-ci ont conduit au dĂ©chirement du câble sur lequel la caravane Ă©tait remorquĂ©e et Ă la mort de 14 personnes, dont cinq IsraĂ©liens.
D’après l’enquĂŞte initiale, il a Ă©tĂ© signalĂ© qu’il s’agissait d’une nĂ©gligence qui Ă©tait probablement liĂ© Ă un paramètre financier. Les trois personnes ont fait l’objet d’une enquĂŞte parce qu’elles Ă©taient soupçonnĂ©es de << suppression dĂ©libĂ©rĂ©e des prĂ©cautions contre les accidents >>, un crime passible d’une peine pouvant aller jusqu’Ă 10 ans en prison.
En outre, le tribunal a dĂ©cidĂ©, selon les informations diffusĂ©es sur les sites d’information « La Stampa » et « La Republica », que le directeur du service, Gabriel Tadini, resterait assignĂ© Ă rĂ©sidence. Le juge du tribunal a dĂ©clarĂ© qu’il n’y avait aucun danger Ă libĂ©rer les trois : « Il n’est plus nĂ©cessaire de les garder en prison car ils ne peuvent pas s’Ă©chapper et il n’y a aucun danger qu’ils nuiront Ă la preuve. »
Le rapport cite Ă©galement le PDG de la sociĂ©tĂ©, Luigi Narini, qui a dĂ©clarĂ© au juge d’instruction : « Je n’ai pas pu arrĂŞter le tĂ©lĂ©phĂ©rique ». Selon la version de Narini, il n’avait pas Ă faire face aux problèmes de sĂ©curitĂ© de l’usine. « ArrĂŞtez de dire qu’il a Ă©pargnĂ© la sĂ©curité », a dĂ©clarĂ© son avocat au juge.
« La sĂ©curitĂ© n’est pas l’affaire du commerçant », a ajoutĂ© l’avocat. « Non, il a dĂ» arrĂŞter le tĂ©lĂ©phĂ©rique car ce serait un conflit d’intĂ©rĂŞts. L’Etat a pris soin de dire qu’un tiers Ă©tait responsable de la sĂ©curitĂ©. » Selon l’avocat, Narini a rapportĂ© qu’il savait qu’il y avait une anomalie dans le système de freinage, mais qu’il ne savait pas sur l’utilisation de « fourches ». « Le pouvoir de sĂ©curiser le tĂ©lĂ©phĂ©rique n’Ă©tait pas le sien, il ne pouvait l’arrĂŞter que s’il n’y avait pas de directeur des opĂ©rations. »
Tadini, le responsable du service, aurait confirmĂ© avoir mis la «fourchette» Ă plusieurs reprises. « Les anomalies reflĂ©tĂ©es dans le système ne sont pas liĂ©es Ă la corde », a affirmĂ© Tadini. « Il n’y avait aucun lien entre les problèmes avec les freins et ceux avec la corde. » Il a en outre affirmĂ© devant le tribunal : « Je ne suis pas un criminel. Je ne laisserais jamais les gens ainsi si je pensais que la corde Ă©tait dĂ©chirĂ©e. »





