Chef de Tsahal : « La principale mission d’IsraĂ«l en Syrie est de repousser les Iraniens en Iran »

Crédit photo: Doron Horowitz / Flash90

Le chef d’Ă©tat-major des FDI, Gadi Eizenkot, a enquĂŞtĂ© mardi sur les menaces immĂ©diates et stratĂ©giques auxquelles IsraĂ«l fait face sur le front nord, qui comprend les secteurs syrien et libanais ainsi que les diffĂ©rentes milices armĂ©es, dont le Hezbollah ; la menace iranienne contre IsraĂ«l ; la rĂ©gion de JudĂ©e et de Samarie ; la bande de Gaza, contrĂ´lĂ©e par le Hamas et des milices terroristes armĂ©es indĂ©pendantes ; et les groupes terroristes de l’EI dans la pĂ©ninsule du SinaĂŻ.

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Eizenkot critiquait la capacitĂ© de Tsahal Ă  relever ses dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă  la lumière de divers processus de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, notamment les donnĂ©es de recrutement et la motivation Ă  s’enrĂ´ler, la radicalisation de la rhĂ©torique politique au dĂ©triment de l’armĂ©e et la tension entre les FDI et la nĂ©cessitĂ© de dĂ©velopper des modèles de professionnalisme militaire.

Le chef d’Ă©tat-major a pris ces notes lors de la confĂ©rence inaugurale de la sixième confĂ©rence annuelle Ă  la mĂ©moire du regrettĂ© major-gĂ©nĂ©ral Amnon Lipkin-Shahak Ă  la Radzyner School of Law au Centre interdisciplinaire d’Herzliya et au National Security College. La confĂ©rence est consacrĂ©e Ă  « L’armĂ©e israĂ©lienne et la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne », et la confĂ©rence d’Eizenkot portait sur « Les dĂ©fis auxquels l’armĂ©e israĂ©lienne est confrontĂ©e dans sa septième dĂ©cennie ».

Les changements rĂ©gionaux ont conduit Ă  une situation dans laquelle « les risques de sĂ©curitĂ© ont grandement diminué », selon Eizenkot, signifiant que chaque front avec lequel IsraĂ«l traite, a « la capacitĂ© d’atteindre une escalade rapide ».

« Chacun des Ă©vĂ©nements sĂ©curitaires importants auxquels l’Etat d’IsraĂ«l a Ă©tĂ© confrontĂ© au cours de la dernière dĂ©cennie », a-t-il dit, se rĂ©fĂ©rant aux guerres de Gaza de 2014, et 2008-09, Ă  la Seconde Guerre du Liban de 2006 et aux autres opĂ©rations comme des incidents apparemment mineurs, ce qui indique la possibilitĂ© omniprĂ©sente de «parvenir Ă  une escalade gĂ©nĂ©ralisĂ©e qui dĂ©coule d’incidents tactiques locaux. Ce qui tĂ©moigne Ă©galement de la grande explosion qui existe aujourd’hui le long des frontières. « 

« Cela nĂ©cessite une très grande capacitĂ© de dĂ©fense, une armĂ©e forte et alerte, et, surtout, elle nĂ©cessite une politique intelligente concernant l’usage de la force », a-t-il dit.

Le chef d’Ă©tat-major a dĂ©clarĂ© que « nous ne pouvons ignorer le fait que le Hezbollah, les milices chiites et l’Iran se perçoivent du cĂ´tĂ© des vainqueurs en Syrie, avec Bashar Assad, et partagent son dĂ©sir de retourner sur les hauteurs du Golan. L’Iran veut exploiter son succès et dĂ©sire s’Ă©tablir en Syrie, sur terre, dans les airs et sur mer. « 

Selon Eisenkot, IsraĂ«l est actuellement engagĂ© dans des efforts militaires et diplomatiques pour empĂŞcher la consolidation de la base de ses ennemis en Syrie. Il a suggĂ©rĂ© qu’IsraĂ«l devrait s’aligner sur « une large coalition qui a des raisons d’empĂŞcher le militantisme et l’hĂ©gĂ©monie chiites en Syrie ».

« Une telle prĂ©sence chiite serait un signe de mauvaises choses Ă  venir pour le peuple syrien, l’Etat d’IsraĂ«l et les pays europĂ©ens », a-t-il dit.

Eisenkot a dĂ©clarĂ© que l’intĂ©rĂŞt israĂ©lien pour la Syrie est de «repousser l’Iran vers l’Iran». Ă€ cette fin, il doit faire face Ă  une rĂ©alitĂ© oĂą plus de 2 000 experts iraniens sont prĂ©sents en Syrie, aux cĂ´tĂ©s de près de 10 000 miliciens chiites et Afghans », et près de 8 000 combattants du Hezbollah.