Ecrit dans le Jerusalem Post en langue anglaise, le Hezbollah et les armĂ©es syriennes et libanaises entrent dans le quatrième jour d’une offensive majeure contre une enclave d’État islamique dans les montagnes de Qalamoun au Liban, IsraĂ«l regarde ces combats nerveusement.
L’armĂ©e libanaise a ouvert samedi son offensive contre l’État islamique Ă la frontière nord-est avec la Syrie près de la ville de Ras Baalbek, tandis que le Hezbollah a annoncĂ© son assaut Ă partir de la rĂ©gion de Qalamoun, sur le cĂ´tĂ© syrien de la frontière.
Alors que l’armĂ©e libanaise a dĂ©clarĂ© qu’il ne coordonnait pas avec la Syrie ou le Hezbollah, la vice-ministre des Affaires Ă©trangères de l’Iran, Hossein Jaberi Ansari, a dĂ©clarĂ© que « l’armĂ©e libanaise, soutenue par le mouvement de rĂ©sistance du Hezbollah et le soutien de la nation, a rĂ©ussi Ă marquer des victoires importantes contre [ISIS ] les terroristes « .
Ansari, lors d’une confĂ©rence de presse lors d’une visite Ă Beyrouth après avoir rencontrĂ© mardi le Premier ministre libanais Saad Hariri, a Ă©tĂ© citĂ© par la presse iranienne TV disant qu’il espĂ©rait que la« coopĂ©ration conjointe »entre les forces armĂ©es libanaises et le Hezbollah ferait continuer « jusqu’Ă ce que les terroristes soient Ă©radiquĂ©s de la rĂ©gion frontalière. »
La dĂ©claration d’Ansari a montrĂ© que l’armĂ©e libanaise est entièrement contrĂ´lĂ©e par le groupe terroriste chiite soutenu par l’Iran.
Kedar, qui Ă©tait autrefois responsable du bureau de la Syrie pour l’Intelligence militaire des FDI, a dĂ©clarĂ© que IsraĂ«l a cessĂ© de distinguer les forces armĂ©es libanaises et le Hezbollah l’annĂ©e dernière.
« L’armĂ©e libanaise est une aile du Hezbollah », a-t-il dĂ©clarĂ©.
« Tous les prĂ©paratifs d’IsraĂ«l pour la prochaine guerre tiennent compte du fait que l’armĂ©e libanaise fait partie du Hezbollah et est donc dirigĂ©e par l’Iran ».
Selon The Teheran Times, Ansari a Ă©galement rencontrĂ© le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, Ă Beyrouth, en discutant de l’offensive aussi bien contre IsraĂ«l.
Il a dĂ©clarĂ© : « L’Iran a toujours essayĂ© de contrer les politiques expansionnistes du rĂ©gime sioniste et la question palestinienne demeure une prioritĂ© pour TĂ©hĂ©ran ».
Des photos ont Ă©mergĂ© dans les mĂ©dias sociaux montrant des transporteurs de personnel blindĂ©s portant un drapeau du Hezbollah Ă cĂ´tĂ© d’un char avec un drapeau du Liban.
Le Dr Shaul Shay, professeur au Centre interdisciplinaire de Herzliya et ancien chef adjoint du Conseil de sĂ©curitĂ© nationale, a Ă©crit mercredi que la «nouvelle alliance» entre le Hezbollah et les forces armĂ©es libanaises aura des rĂ©percussions sur IsraĂ«l, notamment en ce qui concerne sa campagne pour empĂŞcher le transfert d’armes avancĂ©es par l’Iran au groupe au Liban.
Écrit dans l’IsraĂ«l Hayom, Shay a dĂ©clarĂ© que « la prise de contrĂ´le de la frontière entre la Syrie et le Liban par l’armĂ©e syrienne et le Hezbollah constitue une autre Ă©tape dans le plan de l’Iran visant Ă crĂ©er une continuitĂ© territoriale de l’Iran au Liban et prĂ©sente une menace stratĂ©gique pour IsraĂ«l ».
Le Hezbollah est l’une des plus importantes organisations terroristes dans le monde et, alors qu’il s’est battu dans la guerre en Syrie pour soutenir le prĂ©sident Bashar Assad, il a ainsi acquis une expĂ©rience de combat formidable, ainsi que des armements avancĂ©s.
La France et les États-Unis ont fourni au Liban des armes avancĂ©es et, l’Ă©tĂ© dernier, les forces des armĂ©es libanaises ont reçu 50 vĂ©hicules blindĂ©s, 40 pièces d’artillerie et 50 lance-grenades des États-Unis dans le cadre d’un ensemble d’aide pour soutenir le pays contre les menaces posĂ©es par ces groupes terroristes.
En mars, l’Arabie saoudite a arrĂŞtĂ© son programme d’aide militaire Ă Beyrouth, après que le prĂ©sident libanais Michel Aoun ait dĂ©fendu l’arsenal du Hezbollah selon une interview Ă une chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision Ă©gyptienne, l’appelant «un Ă©lĂ©ment essentiel» et des moyens de dĂ©fense du Liban.
« Les armes du Hezbollah ne sont pas contradictoires avec l’État, mais constituent une partie essentielle de la dĂ©fense du pays », a dĂ©clarĂ© Aoun Ă la chaĂ®ne satellitaire de la CBC Ă©gyptienne. « Tant qu’une partie du territoire est occupĂ©e par IsraĂ«l, et tant que l’armĂ©e n’est pas assez puissante pour combattre IsraĂ«l, nous ressentons le besoin de maintenir les armes de la rĂ©sistance pour complĂ©ter l’armĂ©e ».
Kedar a dĂ©clarĂ© : « Les FDI ont annoncĂ© depuis des annĂ©es que tout ce qui ouvrirait la voie Ă l’armĂ©e libanaise irait au Hezbollah et Ă l’Iran, mais certains pays comme la France et les États-Unis ont choisi de ne pas Ă©couter ».
IsraĂ«l et le Hezbollah ont luttĂ© contre la Seconde guerre du Liban de 33 jours en 2006, qui a pris fin en vertu de la rĂ©solution 1701 du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, qui a appelĂ© au dĂ©sarmement du Hezbollah, au retrait de l’armĂ©e israĂ©lienne du Liban et au dĂ©ploiement de l’armĂ©e libanaise et une force Ă©largie de l’ONU dans le sud du pays.
Depuis lors, la frontière a Ă©tĂ© relativement calme. NĂ©anmoins, Tsahal considère cette frontière comme la plus explosive, et l’armĂ©e est prĂ©parĂ©e en cas de nouvelles hostilitĂ©s et Ă tout moment.





