Contrairement Ă  certains ministres, Itamar Ben-Gvir n’a pas renoncĂ© Ă  venir Ă  Beer Sheva le jour du Souvenir

Itamar Ben-Gvir n’a pas renoncĂ© Ă  venir Ă  Beer Sheva le jour du Souvenir, contrairement Ă  certains autres ministres qui ont entendu les appels Ă  ne pas venir des proches des soldats tombĂ©s.

Dans une lettre envoyĂ©e Ă  Ben-Gvir par Yule Sharon, grièvement blessĂ© lors de la guerre du Yom Kippour, il est Ă©crit : « Nous allons nous rencontrer mardi au cimetière militaire de Beer Sheva. Vous ne me connaissez pas encore personnellement, mais demain nous aurons l’occasion de mieux nous connaĂ®tre. Je suis Yoel Sharon, un anarchiste avec un drapeau – un terroriste, un traĂ®tre de gauche ! Je ne viendrai pas seul Ă  la rĂ©union. Avec moi, 16 guerriers viendront, qui, malheureusement, ne sont pas revenus avec moi d’Egypte. Quatre d’entre eux, Ilan, Yossi, Yehuda et Shlomo sont enterrĂ©s ici Ă  Beer Sheva.

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Dans la bataille Ă  laquelle Sharon a participĂ©, 16 soldats ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans un APC par un coup direct d’un obus de char Ă©gyptien. Seuls Yoel et deux autres soldats ont survĂ©cu.

Deux ministres du parti juif ultra-orthodoxe Torah, le ministre de la Construction Yitzhak Goldknopf et le vice-ministre de la Culture Yitzhak Tesler, ont décidé de ne pas se rendre dans les cimetières militaires .

Ben-Gvir a dĂ©clarĂ© qu’il irait toujours embrasser  mĂŞme « ceux qui ne l’aiment pas ».

En attendant, des familles sont dĂ©jĂ  venues hier soir pour dĂ©poser des gerbes et organiser une cĂ©rĂ©monie privĂ©e en signe de protestation contre l’arrivĂ©e de Ben Gvir et sont déçues du comportement.

« Cher Dodi, nous sommes dĂ©solĂ©s, nous sommes sortis pour nous battre pour l’image de la terre pour l’existence de laquelle tu as donnĂ© ta vie! », a Ă©crit la famille de David (Dodi) Yoel, tombĂ© dans la guerre du Yom Kippour – sur une pancarte qui a Ă©tĂ© placĂ© sur sa tombe en signe de protestation.

Nous en avons rencontrĂ© quelques-uns lorsqu’ils sont venus dĂ©poser une gerbe la veille. Deux sĹ“urs venues rendre visite Ă  la part de leurs deux frères ont prĂ©fĂ©rĂ© rester anonymes. « Ils l’amènent comme un prisonnier », expliquent-ils Ă  propos de la grande sĂ©paration qui s’est créée entre le cimetière militaire et civil de Beer Sheva. Des clĂ´tures recouvertes de tissu, hautes de deux mètres et plus, afin non seulement d’empĂŞcher le passage mais aussi pour que les Ă©ventuels manifestants ne puissent pas voir le ministre. Avant cela, le ministre sera amenĂ© de cĂ´tĂ© et passera par une sorte de canal en tissu semblable aux stades sportifs.

« Nous ne viendrons pas », disent les sĹ“urs avec insistance, « nous avons deux frères ici et nous ne viendrons pas demain Ă  cause de lui. Ce sont tous nos enfants, mais peu importe, il lui suffit de dire quelque chose et ça va contrarier quelqu’un, ça va tout gâcher. S’il ne venait pas, je viendrais. Ça devrait ĂŞtre vraiment calme ici – pas de bruit du tout et j’ai des frissons en en parlant. J’ai l’intention de venir Ă  la soirĂ©e commĂ©morative tenue Ă  la municipalitĂ©. » Un cousin de l’un des morts a demandĂ©: « Laissez-le passer tranquillement, c’est tout ce que je demande. »