Les passagers d’un vol Arkia reliant le MontĂ©nĂ©gro Ă Tel-Aviv ont vĂ©cu une expĂ©rience particulièrement Ă©prouvante lorsque leur vol a Ă©tĂ© retardĂ© pendant des heures, sans qu’ils reçoivent, selon leurs dires, aucune rĂ©ponse de la part de la compagnie. « On est arrivĂ©s Ă l’aĂ©roport après des vacances magnifiques, tout s’est bien passĂ©, et on s’est assis près de la porte d’embarquement en attendant de monter dans l’avion. On a vu qu’il y avait un retard, personne ne nous a informĂ©s. Plusieurs heures ont passĂ©, j’ai appelĂ© deux fois Arkia en IsraĂ«l. On m’a dit qu’ils n’avaient aucune information, qu’ils ne pouvaient rien me communiquer parce que je n’avais pas achetĂ© mon billet directement chez eux mais via une agence », a racontĂ© Milan Ratfan-Schnitzer, l’une des passagères prĂ©sentes sur place. « J’ai insistĂ© pour avoir une rĂ©ponse sur le vol Arkia. Ils ont vĂ©rifiĂ© et m’ont dit qu’ils transfĂ©raient le dossier aux reprĂ©sentants de la compagnie au MontĂ©nĂ©gro. Rien n’a changĂ©, on a attendu cinq heures. »
Dans un entretien accordĂ© Ă l’Ă©mission « Hadashot Haboker », elle a dĂ©crit ce sentiment d’incertitude totale : « Il n’y avait personne de la compagnie, rien, un sentiment total d’impuissance. Tout l’avion attendait, jeunes et vieux. On avait dĂ©jĂ enregistrĂ© nos bagages, il n’y avait rien. Après près de cinq heures, une des passagères a dit qu’elle avait reçu un message annonçant que le vol Ă©tait annulĂ©. Moi, je n’ai reçu ce message qu’une fois sortie de l’aĂ©roport. »
« On Ă©tait jetĂ©s par terre » : le rĂ©cit d’une attente sans fin
InterrogĂ©e sur ce qu’ils ont fait de leurs bagages après l’annonce de l’annulation, la passagère a prĂ©cisĂ© : « Une personne locale est arrivĂ©e et a dit que tous ceux qui devaient voler Ă©taient invitĂ©s Ă venir rĂ©cupĂ©rer leurs bagages, qu’on les emmènerait ensuite Ă l’hĂ´tel, et que le vol aurait lieu le lendemain matin. On nous a fait sortir et on a encore attendu une heure le bus. Ă€ l’hĂ´tel, l’organisation Ă©tait dĂ©jĂ en place, mais le vrai cauchemar s’est dĂ©roulĂ© Ă l’aĂ©roport. Il faisait une chaleur Ă©pouvantable, Arkia n’a Ă©tĂ© prĂ©sente Ă aucun moment durant toute cette attente. On nous a dit qu’un reprĂ©sentant d’Arkia allait arriver, mais personne n’est venu. MĂŞme en IsraĂ«l, on n’a rien pu nous dire. »
InterrogĂ©e sur d’Ă©ventuels signes de dĂ©tresse chez d’autres passagers, elle a ajoutĂ© : « L’aĂ©roport Ă©tait en pleine activitĂ©, seul notre vol a Ă©tĂ© annulĂ©. On nous a dit que c’Ă©tait Ă cause de la mĂ©tĂ©o, mais tous les autres vols sont partis normalement. C’est un aĂ©roport actif, Ă chaque instant des centaines de personnes arrivaient, et nous, on Ă©tait jetĂ©s par terre. Il n’y avait personne pour reprĂ©senter Arkia, on a demandĂ© qu’on appelle leur reprĂ©sentant et les gens sur place ont cherchĂ©, mais rien ne s’est passĂ©. »
La rĂ©ponse d’Arkia
Dans sa rĂ©ponse officielle, la compagnie a expliquĂ© : « En raison des conditions mĂ©tĂ©orologiques et de la charge du trafic aĂ©rien Ă Tivat, le vol a dĂ» atterrir Ă l’aĂ©roport de Tirana, ce qui a Ă©galement entraĂ®nĂ© un retard significatif. Ă€ la suite de ce retard, l’Ă©quipage a atteint la limite d’heures de travail autorisĂ©e par la rĂ©glementation de sĂ©curitĂ©, rendant impossible l’exploitation du vol retour vers IsraĂ«l. Dès que la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise, les passagers ont Ă©tĂ© informĂ©s par l’Ă©quipe au sol, et la compagnie a pris en charge l’ensemble des 102 passagers pour l’hĂ©bergement, les transferts, les repas, ainsi qu’une information complète sur leurs droits. »
La compagnie a précisé que la passagère concernée avait acheté son billet via une agence de voyage, et que ses coordonnées ne leur avaient pas été transmises par cette dernière. « Ce type de situation échappe parfois au contrôle de la compagnie aérienne. Dans ces cas-là , nous agissons aussi rapidement que possible pour informer les passagers, leur fournir la réponse nécessaire et les amener à destination en toute sécurité. Nous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée aux passagers. »






