Crainte en Europe : les systèmes de santĂ© sont au bord de l’effondrement, dont la France en prioritĂ©

Les hĂ´pitaux Ă  travers l’Europe prĂ©viennent qu’ils seront bientĂ´t contraints de rĂ©duire les services mĂ©dicaux et l’hospitalisation des patients non Corona, en raison de la forte augmentation de la morbiditĂ© virale sur le continent. L’agence de presse Reuters rapporte que les autoritĂ©s sanitaires de presque tous les pays europĂ©ens, de la Pologne au nord au Portugal au sud, se sont dĂ©clarĂ©es prĂ©occupĂ©es par une crise de leurs infrastructures de santĂ© – si la deuxième vague de corona n’est pas interrompue.

Aujourd’hui encore (mercredi), le nombre d’infections dans les pays d’Europe occidentale et orientale bat des records dans de nombreux pays. En Italie, un nouveau record quotidien a Ă©tĂ© Ă©tabli avec 15 199 nouvelles infections par jour. Au Royaume-Uni, 26 688 nouveaux porteurs ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s le dernier jour, ce qui est Ă©galement un nouveau record. Aux Pays-Bas, 8 764 nouveaux cas ont Ă©tĂ© signalĂ©s aujourd’hui, soit une augmentation de 589 par rapport Ă  hier et de 59 dĂ©cès le dernier jour. En France : 26 676 nouvelles infections par jour, en Espagne : 16 973, en Russie : 15 700, en Pologne : 10 040, en Belgique : 9 679, en RĂ©publique tchèque : 8 841, en Roumanie : 4 848 et en Allemagne : 4 765.

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La Belgique, qui lutte contre ce que son ministre de la SantĂ© a appelĂ© un « tsunami de contagion », a dĂ©jĂ  annoncĂ© que les hĂ´pitaux du pays arrĂŞteraient toutes les procĂ©dures mĂ©dicales non essentielles, et de plus en plus de pays sont sur le point d’annoncer une mesure similaire. « Si le taux d’infection de la semaine dernière se poursuit – la suspension de diverses procĂ©dures mĂ©dicales dans les hĂ´pitaux sera inĂ©vitable », a dĂ©clarĂ© Julio Pascual, directeur de l’hĂ´pital Del Mar de Barcelone, en Espagne.

Les autoritĂ©s sanitaires nĂ©erlandaises ont dĂ©clarĂ© que si le nombre de patients corona dans les services d’hospitalisation continuait Ă  augmenter, il serait nĂ©cessaire de rĂ©duire le traitement des patients «normaux» dans des situations non mortelles d’au moins 75%, au moins jusqu’Ă  fin novembre. « Nous avons atteint la ligne rouge en ce qui concerne l’occupation des lits dans les hĂ´pitaux », a dĂ©clarĂ© Water van der Horst, porte-parole de l’Association nĂ©erlandaise des hĂ´pitaux NVZ. Des avertissements similaires ont Ă©tĂ© Ă©mis par les autoritĂ©s sanitaires tchèques.

En Pologne, qui souffre d’une grave Ă©pidĂ©mie avec plus de 10000 personnes infectĂ©es par jour, le ministre de la SantĂ© du pays a averti qu’environ 30% des patients nouvellement dĂ©couverts devront ĂŞtre hospitalisĂ©s et que les hĂ´pitaux ne seront pas en mesure de faire face Ă  la charge.

En rĂ©ponse aux donnĂ©es, un certain nombre d’hĂ´pitaux en Allemagne, l’un des pays qui ont traitĂ© le plus efficacement la première vague, ont annoncĂ© qu’ils accepteraient d’amener les patients dans des unitĂ©s de soins intensifs d’autres pays. L’Allemagne possède le système de soins de santĂ© le plus solide du continent et, lors de la première vague, elle a accueilli de nombreux patients des Pays-Bas et d’autres pays.

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