Lors de la ConfĂ©rence sur les «accords d’Abraham» avec IsraĂ«l Today, le Forum Sheila et EcclĂ©siastique s’est ouvert mercredi avec un discours du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans lequel il a saluĂ© les accords entre IsraĂ«l et les Émirats arabes unis et BahreĂŻn : «C’est un espoir qui s’est rĂ©alisé». David Friedman a rĂ©pondu auw questions, du rĂ©dacteur en chef de « Israel Today » Boaz Bismuth.
« Les accords de paix d’IsraĂ«l avec BahreĂŻn et les Émirats arabes unis sont certainement parmi les plus grandes rĂ©alisations de politique Ă©trangère de l’administration Trump », a commencĂ© l’ambassadeur Friedman. << Je pense que l’Ă©volution de la situation devrait ĂŞtre examinĂ©e plus en dĂ©tail. Cela a commencĂ© par la reconnaissance de JĂ©rusalem comme capitale d’IsraĂ«l, s’est poursuivie avec le dĂ©mĂ©nagement de l’ambassade Ă JĂ©rusalem, puis la reconnaissance de la souverainetĂ© sur le plateau du Golan, ainsi que la reconnaissance du fait que les communautĂ©s juives de JudĂ©e et de Samarie sont illĂ©gales.
«Tous ces Ă©lĂ©ments Ă©taient les fondements d’une politique qui mettait l’accent sur les pays de la rĂ©gion : IsraĂ«l peut ĂŞtre soutenu sans mal, ou Dieu nous en prĂ©serve de causer des conflits au Moyen-Orient. C’est la stratĂ©gie de l’administration Trump – se tenir aux cĂ´tĂ©s des États-Unis et adopter une approche agressive envers les ennemis. «Â
Qui sera le prochain Ă rejoindre le train de la paix ? Y a-t-il des surprises en route ?
« Je ne veux prĂ©cĂ©der aucun pays, chacun a son calendrier et ses sensibilitĂ©s propres, mais il y aura d’autres membres de la Ligue arabe qui feront la paix avec IsraĂ«l. Je n’ai aucun doute lĂ -dessus », a soulignĂ© l’ambassadeur. « Je pense aussi qu’avec le temps, mĂŞme les plus grands ennemis d’IsraĂ«l remarqueront les tendances et comprendront oĂą souffle le vent. Ils devront faire un choix assez difficile – s’ils veulent ĂŞtre du mauvais cĂ´tĂ© de l’histoire ou rejoindre le cercle de la paix. Cela peut prendre un certain temps, car Les pays les plus «difficiles», mais je suis sĂ»r que c’est la tendance pour l’avenir. «Â
Pourquoi l’Arabie saoudite ne rejoint-elle pas maintenant ?
« Je ne veux pas ĂŞtre le porte-parole de l’Arabie saoudite, mais je peux dire que cela a Ă©tĂ© une aide très significative Ă ce processus, très clairement. Un vol de l’aĂ©roport Ben Gourion Ă BahreĂŻn prend aujourd’hui un peu plus de trois heures. Sans le consentement de l’Arabie saoudite pour changer de vol dans son espace aĂ©rien, le vol durerait environ sept heures. Je ne minimiserais pas l’importance de cela, c’est un signal très significatif. Je pense que l’administration saoudienne doit ĂŞtre respectĂ©e, la laisser Ă©voluer Ă son rythme et faire face Ă la situation comme elle l’entend. Mais nous sommes tous très satisfaits de l’aide de l’Arabie saoudite jusqu’Ă prĂ©sent, et j’espère qu’elle ne fera que s’Ă©tendre Ă partir de maintenant. «Â
Vous n’avez pas Ă©voquĂ© la question des F-35 lorsque vous avez parlĂ© de l’accord de paix avec les Émirats arabes unis. Autrement dit, la question n’a rien Ă voir avec l’accord de paix ?
« Eh bien, non. Vous pouvez lire l’accord signĂ© – il n’y a aucune mention d’armes. Nous devrons considĂ©rer la demande des EAU d’acheter des F-35 et d’autres armes – avec ou sans l’accord. L’administration discutera de la question avec IsraĂ«l et travaillera avec d’autres alliĂ©s dans la rĂ©gion. Afin d’atteindre deux objectifs, le premier est de contribuer Ă renforcer autant que possible les EAU, puisqu’un alliĂ© fort dans le dĂ©troit d’Ormuz sera une aide importante aux États-Unis et Ă IsraĂ«l. Ce sera une victoire pour toutes les parties. Le deuxième objectif : le faire d’une manière qui ne compromette pas l’avantage qualitatif de Tsahal dans la rĂ©gion. Tous ces Ă©lĂ©ments aboutiront Ă une solution. «Â
Quel est l’Ă©tat actuel de l’application de la souverainetĂ© ?
« L’administration Trump ne veut pas qu’une communautĂ© juive de JudĂ©e et de Samarie soit expulsĂ©e de son domicile. MĂŞme le secrĂ©taire d’État Pompeo a clairement soulignĂ© que les communautĂ©s juives de JudĂ©e et de Samarie ne violaient pas le droit international. Aujourd’hui, nous avons tous travaillĂ© sur ce que nous pensions ĂŞtre la prochaine Ă©tape efficace du plan de paix – la reconnaissance de la souverainetĂ© israĂ©lienne sur au moins certaines des colonies de JudĂ©e et de Samarie, peut-ĂŞtre mĂŞme toutes les colonies. Nous progressons dans cette voie. Notre capacitĂ© Ă agir en diplomatie. «Â
Au dĂ©but de la confĂ©rence, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a pris la parole, Ă©voquant la coopĂ©ration Ă©conomique entre IsraĂ«l et les Émirats arabes unis Ă la lumière de l’accord : « Nous avons une nouvelle route commerciale, elle apportera des produits meilleurs et moins chers aux citoyens israĂ©liens. Le ciel est ouvert sur l’Arabie saoudite et la Jordanie.
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